Ça bouge au Volcan

par | 5 juin 2014 | Théâtre

Le Volcan redéménage. A la rentrée, la scène nationale du Havre entame une nouvelle saison qui sera nomade pendant un trimestre. En janvier 2015, retour dans un espace Niemeyer tout neuf. Jean-François Driant présente dès mardi 10 juin à la Gare maritime la programmation 2014-2015.

 

Cyrano de Bergerac photo Hervé All

Cyrano de Bergerac
photo Hervé All

Elle est gourmande, cette prochaine saison. La programmation de Jean-François Driant, directeur de la scène nationale du Havre, révèle de multiples envies. Elle s’appuie, comme les années précédentes, sur les écritures, sans cesse renouvelées, et les artistes contemporains. Elle prend aussi un véritable éclat avec le retour des grandes formes qui ont pu manquer pendant ces trois années passées à la Gare maritime. La saison 2014-2015 offre diverses saveurs.

 

Un engagement. Le ton est donné sur la couverture de la nouvelle brochure du Volcan. Y’a plus de saison ? Il ne faut pas établir ici de liens avec des changements climatiques mais avec des évolutions des politiques culturelles. Au Volcan, il en aura encore une en 2014-2015. Et Jean-François Driant se réjouit de garder un budget stable à hauteur de 4,5 millions d’euros à un moment où nombre de salles voient le leur diminuer. Les années suivantes ? Là, l’horizon s’obscurcit.

« Il n’y a pas une saison sans que nous voulions interpeler le public ». Au fil des pages, sont glissées quelques phrases a priori banales qui deviennent ironiques lorsqu’elles ne sont pas lues au premier degré. « Une saison est un acte politique. Les programmations ne sont jamais innocentes ». Plusieurs textes présentés en 2014-2015 auront une tonalité toute particulière.

 

Des retours. Jean-François Driant les nomme les « vieux copains ». La prochaine saison voit le retour de grands noms comme Bernard Kudlak et le Cirque Plume, Robert Lepage avec Les Aiguilles et l’opium, Georges Lavaudant avec Cyrano de Bergerac, interprété par Patrick Pineau, Denis Podalydès avec Le Bourgeois Gentilhomme, Michel Didym avec Le Malade imaginaire, Jean-Claude Gallotta.

« Il y avait une envie d’incarner une continuité. C’est une forme d’hommage à la maison, aux directeurs successifs, aux artistes qui ont bercé les 20 ans, les 30 ans et les 40 ans d’un public », remarque Jean-François Driant.

Fidèle, le directeur de la scène nationale l’est également avec les jeunes artistes comme Anne-Laure Liégeois, Pauline Bureau, la compagnie Akté, le Poème harmonique, Jean-Christophe Blondel, Aurélien Bory. « Cela permet de suivre une aventure complète, de rentrer dans l’univers d’un artiste ».

 

Un nouveau lieu. Le Volcan est hors les murs pendant le premier trimestre de la saison. Il sera à l’abbaye de Graville, au muséum d’histoire naturelle, à la maison de l’armateur, à La Forge à Harfleur. Des lieux plus petits pour des formes plus intimes, comme Forest de Jérôme Thomas, Les Clownesses d’Actéa, Have a good day d’Operamanija, Allemagne-Brésil du Concert impromptu.

Avec quatre mois de retard, le Volcan, tout rénové, ouvrira ses portes au public mercredi 7 janvier avec l’Orchestre national de Lille, dirigé par Jean-Claude Casadesus. L’histoire se répèterait-elle ? En 1982, c’est la même formation avec le même chef qui inaugurait le Grand Volcan. A l’issue de ce concert, Jean-Claude Casadesus avait jeté sa baguette, considérant l’acoustique du lieu déplorable…

A côté de la grande salle, réduite à 800 places, se trouvera un lieu modulable pour la programmation du Volcan junior et des formes artistiques réduites. L’ancien foyer accueillera la programmation jazz.

 

 

  • Présentation de saison mardi 10, mercredi 11, vendredi 13, lundi 16, mercredi 18, jeudi 19 et vendredi 20 à 18h30 au Volcan maritime, à la Gare maritime au Havre. Entrée gratuite. Inscription au 02 35 19 10 20 ou à inscription@levolcan.com

 

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