Camilla Grebe est l’invitée de l’Armitière à Rouen jeudi 28 mars pour présenter L’Ombre de la baleine. Décidément, dans les pays nordiques, il n’y a pas que le climat qui est glaçant…

L’autrice cueille son lecteur dès les premières pages. Ou lui saute à la gorge, devrait-on plutôt dire. Un couple a rendez-vous avec le drame. Sans sommation, direct… Lui est inspecteur. Il est l’une des trois voix qui reviendra au fil du livre. Les deux autres voix sont celles d’une mère et de son fils. Un fils qui n’est pas doué pour traîner dans les trafics. C’est surtout qu’il ne comprend pas assez tôt que, sur le créneau de la drogue, quand on s’attire des ennuis, la vie devient vite inconfortable. Sa mère le savait mais elle va le vivre intensément également.

Trois personnages en pleine tourmente. Il y a trois personnages et des meurtres non élucidés dans L’Ombre de la baleine(Calmann Lévy), prix du meilleur polar scandinave en 2018. Comment tout cela peut-il se connecter ? C’est tout le savoir-faire de Camilla Grebe. Elle va emmener le lecteur et la lectrice vers un suspense qui va monter jusqu’au dénouement. C’est un peu ce que l’on demande à un polar, certes mais l’on n’est pas déçu tant les trajectoires des uns et des autres répondent à une belle cohérence.

Pas d’artifices dans cette histoire, pas de technologie compliquée. Un peu de réseaux sociaux mais surtout l’amour de parents pour leur progéniture, toujours, même quand tout va mal. Quant à expliquer le pourquoi du titre si mystérieux, eh, ben, il faudra attendre la fin du roman ; même si de l’ombre, il y en a beaucoup d’un bout à l’autre du récit.

Infos pratiques

  • Rencontre avec Camilla Grebe, jeudi 28 mars à 18 heures à l’Armitière à Rouen.
  • Entrée sur inscription : inscription@armitiere.com