Avec Je suis mort mais j’ai des amis, Guillaume et Stéphane Malandrin signent leur première comédie. Les deux frères, installés en Belgique, étaient au cinéma l’Omnia à Rouen le 10 juillet pour présenter ce road-movie foutraque plein de péripéties.

 

photo Hugo Poulain

photo Hugo Poulain

Ils ne sont ni rockeurs, ni musiciens. Guillaume et Stéphane Malandrin connaissent néanmoins parfaitement ce milieu. « Nous avons beaucoup d’amis rockeurs. Il y a des similitudes dans la façon de faire du cinéma et du rock. Quand nous avons monté notre société de production en Belgique, nous étions comme une bande de musiciens. On tourne ensemble, on se soutient. Nous avons les mêmes désirs ».

 

Pas étonnant de trouver dans la bande originale de Je suis mort mais j’ai des amis (sortie le 22 juillet) quelques titres issus du label Born Bad. « Nous avons plein de copains dans ce label. Nous sommes donc allés piocher dans le catalogue ».

 

Sur cette musique rock-garage se déroule une histoire rocambolesque. Des rockeurs, la cinquantaine, aussi barbus que chevelus, viennent de perdre leur chanteur, Jipé mort accidentellement en tombant dans un trou. Ils vont se battre pour récupérer les cendres de leur pote et les emmener lors de leur tournée à Los Angeles. Or, la vieille du départ, ils croisent dans l’appartement de Jipé un militaire moustachu qui se présente comme l’amant de leur meilleur ami. Le voyage aux Etats-Unis ne se passera pas du tout comme prévu. L’histoire du groupe, Grand Ours, est une série de beaux ratages. Celle de Je suis mort mais j’ai des amis est une suite de situations comiques et absurdes dans lesquelles les deux frères Malandrin jouent avec les clichés du rock.

 

 

Le troisième film de Guillaume et Stéphane Malandrin est une nouvelle histoire de deuil. « Nous nous en sommes aperçus après l’écriture du scénario », commencée au moulin d’Andé dans l’Eure. « Notre premier désir était d’écrire une comédie. Nous avions envie d’entendre le public rire. Dans ce film, c’est surtout le refus de la mort d’un proche. En fait, ce sont des garçons de 50 ans qui ont toujours les mêmes rêves que lorsqu’ils avaient 17 ans. Ils ne veulent pas grandir ».

 

Pour incarner ces rockeurs, les deux frères ont choisi de vraies gueules de cinéma : Bouli Lanners, bassiste complètement déjanté qui va se confronter à la réalité grâce à Marie Soleil, une femme pétillante. Quant à Wim Willaert, il a « créé son personnage. Il est revenu à la deuxième lecture avec cette longue barbe. Il était tellement drôle ». Lyès Salem semble tout droit sorti des Village People. « Nous avons réalisé ce film avec des comédiens qui ont autant pris de plaisir et mis du sérieux. Ils sont tous allés au delà de notre espérance ».

 

  • Je suis mort mais j’ai des amis de Guillaume et Stéphane Malandrin, avec Bouli Lanners, Wim Willaert, Lyès Salem, Serge Riaboukine, Eddy Leduc, Jacky Lambert, Marie-Renée André… Sortie le 22 juillet.