Même si les City Kids ont décidé de mettre un terme à leur histoire en 1995, ils se reforment volontiers pour des occasions particulières. Samedi 9 juillet au Sonic au Havre, le groupe fête les 30 ans de la sortie de leur troisième album, Orphans Parade, et du CEM.

 

photo Wilfried Lamotte

photo Wilfried Lamotte

30 ans et 30 événements ! C’est le défi lancé au début de cette année par le CEM, centre des expressions musicales au Havre qui fête son anniversaire. Dans la liste des rendez-vous, il y a samedi 9 juillet le concert des City Kids qui fêtent eux aussi un anniversaire. Celui de la sortie de Orphans Parade en 1986. Le quatuor, formé par Dominique Comont, Éric Houllemare, Pascal Lamy et Stéphane Lesauvage joue au Sonic quelques tubes qui ont marqué l’histoire du groupe.

 

Néanmoins, Orphans Parade reste « l’album emblématique et le plus abouti » des City Kids. Il est facilement reconnaissable « à l’écriture des chansons et au son. Il y a aussi la voix de Dominique et le duo piano-guitare qui ont été bien exploités », explique Pascal Lamy. Pour l’enregistrement de ce disque, les rockeurs havrais ont bénéficié de moyens inespérés et été portés par le label italien IRA.

 

« C’est un projet assez fou. Pour les albums précédents, nous avions travaillé à distance avec deux artistes australiens. Nous sommes les enfants de Radio Birdman. À cette époque-là, la scène australienne était aussi très prolixe. Les bandes voyageaient alors par avion. Je me souviens encore de cette attente fiévreuse. Grâce au label, nous avons pu faire venir Rob Younger et Alan Thorne en été 1986. Nous avons commencé à travailler au Havre avant de partir en camion jusqu’à Florence. C’était magique ». Moins à l’arrivée au studio. « Alan Thorne, ingénieur du son n’était pas satisfait du studio. Les conditions d’enregistrement ont été compliquées. Nous avons cependant tiré le meilleur au niveau de l’énergie et du son ».

 

 

 

Il y aura par la suite encore deux albums, toujours en collaboration avec les deux Australiens. Puis les quatre musiciens ont mis un terme l’histoire des City Kids. Sans véritablement posé un point final. « Nous avons décidé d’arrêter à un moment assez fort du groupe. C’était en rentrant d’un concert. Ces années 1990 devenaient assez complexes sur le plan musical. Nous avons préféré arrêter à un moment où tout pourra rester intact et parfait ».

 

Dans l’histoire des City Kids, il y a deux autres rencontres importantes. La première avec Noir Désir. « Nous avons fait 14 dates avec eux sur la tournée de Tostaky ». Et la seconde, plus drôle avec William Klein, le photographe. « Pour la pochette du premier album, nous avions trouvé une photo qui nous plaisait et que Dominique avait coloriée. Un jour, William Klein l’a découverte et nous a contactés. Nous sommes arrivés chez lui, à Paris, un peu penauds. Comme c’est un mec extra, il a voulu passer un deal avec nous. Faire les pochettes des prochains albums ! »

 

L’histoire des Kids de Caucriauville se poursuit. Sur scène et dans les studios où les quatre musiciens enseignent. « Nous avons choisi de transmettre à un public amateur ».

 

  • Samedi 9 juillet à 20h30 au Sonic au Havre. Tarifs : 10 €, 7 €. Réservation au 02 35 48 95 25.