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Concert à Canteleu : Les combats d’Inna Modja

par | 5 avril 2016 | A la une, Concert

De la danse et de la musique : le festival des cultures urbaines qui se tient jusqu’au 8 avril à l’espace culturel François-Mitterrand à Canteleu accueille mercredi 6 avril Inna Modja. La chanteuse malienne s’est replongée dans ses racines pour écrire son troisième album, Motel Bamako. Gagnez vos places pour le concert d’Inna Modja en écrivant à relikto.contact@gmail.com

 

innamodjaElle n’a jamais oublié ses racines et affirme avec force : « je reste Malienne ». Dans les deux premiers albums, Inna Modja s’en était éloignée, préférant une pop-folk légère et des textes en français ou en anglais. Pour le troisième, Motel Bamako, sorti en octobre 2015, Inna Modja revendique ses origines. « Chaque artiste a son évolution personnelle. J’ai toujours fait les choses comme je le sentais. J’écoute mon instinct ». Cette fois, il était temps d’écrire en bambara, sa langue maternelle, de revenir aux sonorités traditionnelles. Les treize titres de Motel Bamako fusionnent musique malienne, soul, hip-hop et electro.

 

Treize titres pour pousser un cri de colère. Les textes d’Inna Modja sont accusateurs. L’ancienne choriste du Rail Band Bamako évoque la situation politique de son pays. « Nous avons vécu trois et demi de combat contre le terrorisme. Quand on vit dans un pays en guerre, on agit différemment. On prend parti et on devient plus frontal ».

 

Ce n’est pas le seul combat d’Inna Modja. Il y a son engagement pour les femmes. Depuis plus de dix ans, elle lutte pour leurs droits. « Beaucoup de chemin reste à faire. Que ce soit en Afrique ou en Occident. Rien est acquis ». La chanteuse se bat surtout contre les différentes violences faites aux femmes, notamment l’excision. « Je travaille avec l’ONU à New York. D’ici à 2030, l’excision devra avoir disparu. C’est une base de travail très claire. Tous les gouvernements sont concernés et se mobilisent. 2030, c’est à la fois loin et très proche parce qu’il y a des mentalités à changer. Cela se pratique de génération en génération. C’est un travail très long ». A 31 ans, Inna Modja qui s’est quelque peu éloignée du mannequinat est « une militante. Je viens d’une famille investie dans des missions humanitaires ».

 

 

 

Dans Motel Bamako, elle raconte également cette vie. « J’ai envie de redonner ce que la vie m’a donné. Dans mes engagements, je donne de ma personne, de mon temps. Je finance des projets quand il le faut ». Le partage s’effectue aussi à travers la musique. « C’est très généreux. La musique permet de rapprocher les gens. A mes concerts, je vois des spectateurs de plusieurs générations qui s’intéressent à la culture malienne et cela me touche beaucoup ».

 

Inna Modja met toute son audace, sa force et son énergie au service ses combats et de la musique. « Je me dois de réussir ma vie. Cela signifie aller au bout de mes rêves, de mes projets. Mes parents ne sont pas riches, ne font pas de musique. Tout ce que j’ai obtenu, je l’ai eu à la force du poignet. Il y a certes un peu de chance mais beaucoup de travail. Je suis une fourmi ».

 

 

 

  • Mercredi 6 avril à 20h30 à l’espace culturel François-Mitterrand à Canteleu. Tarifs : 13 €, 9 €. Réservation au 02 35 36 95 80.

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