Avec l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille, Benjamin Alard poursuit son exploration dans l’œuvre de Bach dimanche 3 décembre à la chapelle Corneille à Rouen. C’est le répertoire concertant qu’il propose avec quatre instrumentistes. Gagnez vos places en écrivant à relikto.contact@gmail.com

Bach encore et toujours… Cette fois, Benjamin Alard, pianiste et claveciniste, s’empare des formes concertantes. Au répertoire du concert de dimanche 3 décembre, donné avec l’Académie Bach, à la chapelle Corneille à Rouen, quatre pièces dont le Concerto brandebourgeois n°5 en ré majeur pour flûte traversière, violon, clavecin et cordes. Une partition que le musicien connaît bien. « J’ai eu la chance de la jouer souvent, notamment avec La Petite Bande. C’est une musique singulière. Bach a certainement voulu montrer qu’il savait composer et jouer. Par exemple, à la fin du premier mouvement. Il y a une cadence très longue et très inhabituelle chez lui. Elle est à la fois virtuose et monumentale », remarque Benjamin Alard. A ce programme interprété avec Frank Theuns, flûte traversière, Marie Rouquié et Gabriel Grosbard, violons, Jérôme Van Waerbeke, alto, et Ronan Kernoa, basse de violon, Benjamin Alard ajoute la Sinfonia de la Cantate, une des pièces profanes, le Concerto pour clavecin, la suite en si, « construite comme une succession de danses avec une badinerie à la fin ».

Dans sa musique concertante, Bach (1685-1750) écrit des dialogues entre les solistes. « cela crée un jeu vivant. Il faut être à l’écoute des autres et prendre quelques libertés, connaître les limites, savoir disparaître, puis reprendre sa place. Ce qui demande une connaissance de toute la partition ». Ce n’est pas toujours le clavecin qui mène la conversation. Néanmoins, cet instrument « reste l’harmonie et le rythme de la basse. Il peut se faire plus discret parfois mais il garde un rôle d’assise », explique Benjamin Alard.

« Un travail permanent »

Bach encore et toujours… Le musicien, originaire de Dieppe, poursuit une relation étroite avec le Cantor de Leipzig. « C’est un compositeur qui nécessite un travail permanent. Peut-être plus que d’autres. Avec lui, on en a jamais terminé. Le travail permanent apporte de nouvelles difficultés et interrogations. La musique de Bach est très dense. Elle n’est pas évidente et notre travail consiste à la faire entendre de cette manière ».

Cette exploration s’effectue toujours avec l’Académie Bach qui a permis la création de plusieurs programmes et l’enregistrement d’albums. « Ensemble, c’est une question d’envies ». Benjamin Alard a publié chez L’Autre Monde un disque consacré notamment aux chorals du recueil Schübler interprété sur l’orgue de l’église d’Arques-la-Bataille.

  • Dimanche 3 décembre à 11 heures à la chapelle Corneille à Rouen. Tarifs : de 20 à 10 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Réservation sur www.academie-bach.fr
  • En prélude à ce concert : Partita Sei Gegrüsset BWV 768 et Sinfonia de la cantate BWV 29 de Bach par Jean-Baptiste Monnot à 10 heures à l’abbatiale Saint-Ouen à Rouen. Entrée libre.