photo David Alouane

photo David Alouane

Il l’avait promis il y a un peu plus d’un an. Jullian Angel revient jeudi 29 octobre au Rêve de l’escalier à Rouen pour présenter Bittersweet Lines From A Pocket Flyer. Un recueil de 32 poèmes écrits en anglais qui sont des moments volés, des sentiments de l’instant. Jullian Angel, auteur, compositeur et interprète, installé à Lille, y ajoute un album avec 11 instrumentaux, sorte de bande son à cet ouvrage, et une série de photos.

 

 

 

 

Dans ce recueil, les poèmes n’ont pas de titre. Pourquoi ?

C’est un choix délibéré. Je voulais ainsi différencier ces poèmes des chansons. J’avais envie d’une forme brute. Ces textes ont pris leur inspiration dans des écritures en soirée dans les bars. Mon moteur, c’est toujours un vers, une phrase et cela devient une strophe. Là, l’idée du titre ne s’impose pas. Elle est plus un réflexe de song-writter.

 

La nuit, la vie dans les bars, dans les lieux nocturnes vous inspirent-ils toujours autant ?

Oui, on est souvent surpris, fasciné, décontenancé par le genre humain lorsque l’on est dans un bar, dans une salle de concert. De plus, je suis dans une grande ville qui a une vie nocturne très riche.

 

D’où cette écriture spontanée ?

Oui. Je suis un noctambule. La nuit, ce sont plus mes heures de prédilection. L’écriture est davantage un lâcher prise. D’autres ont une forme de discipline. Moi, je n’ai pas cette hygiène de l’écriture. C’est plus chaotique. D’autre part, il y a le facteur de l’altérité, du contexte du paysage qui m’intéresse plus en soirée. Les personnes qui sont autour de moi sont plus aussi en lâcher prise.

 

Ces poèmes sont le fruit de l’errance de votre regard.

Oui, c’est une forme d’errance. Je dérive au gré de mes élucubrations, des personnages féminins, des piliers de comptoir… Je suis toujours en attente et je veux être surpris. Je suis comme un sociologue du comptoir.

 

Dans ce recueil, il y a les mots, la musique, mais pas votre voix.

J’ai voulu m’effacer pour donner une plus grande importance au texte. La voix, ce sont les mots. J’ai voulu garder un rapport musical. La poésie, c’est déjà de la musique. Ce recueil a été imaginé comme une œuvre littéraire avec une incarnation musicale.

 

Et vous ajoutez l’image avec les photos de David Alouane.

Les photos apportent un contrepoint. Sinon, cela restait un projet trop austère.

 

Qu’écrivez-vous en ce moment ?

J’ai beaucoup écrit cet été dans les bars qui restent des lieux respirants. Ce sont des petites nouvelles en français, des chroniques, des réflexions diverses et variées, futiles et tragi-comiques.

 

  • Jeudi 29 octobre à 19h30 au Rêve de l’escalier à Rouen. Concert Gratuit.
  • Ecouter la bande son de Bittersweet Lines From A Pocket Flyer