C’est la chandeleur. Une fête que partage en musique Oswald Sallaberger avec la Maison illuminée jeudi 2 février à la chapelle Corneille à Rouen. Au programme notamment le Quatuor en ut dièse mineur de Beethoven.

 

A chaque concert, La Maison illuminée rappelle les saisons, les fêtes traditionnelles qui ponctuent l’année. Pour ce nouveau rendez-vous, jeudi 2 février à la Chapelle Corneille à Rouen, Oswald Sallaberger revient sur la chandeleur, une période qui marque le retour de la lumière avec l’allongement de la durée des jours et une fête païenne célébrée en Europe.

 

Pour ce moment empreint d’espoir, le fondateur de La Maison illuminée a choisi le Quatuor en ut dièse mineur de Ludwig van Beethoven. Un véritable monument musical avec sept mouvements d’une durée variable qui s’enchaînent sans interruption. Après son écoute, Schubert aurait déclaré : « que reste-t-il à écrire ? ». Dans cette pièce musicale, composé entre 1826 et 1827, Beethoven « se joue des codes du quatuor de l’époque », souligne Oswald Sallaberger. Il fait preuve d’une grande audace en repoussant les limites de l’écriture classique. Beethoven commence son œuvre par une simple mélodie qui devient de plus en plus aérienne pour emmener l’auditeur dans des atmosphères vaporeuses.

 

Au quatuor de Beethoven, Oswald Sallaberger ajoute les Soirées d’hiver de David et le Menuet du Tombeau de Couperin de Ravel, une des quatre pièces de cette œuvre entamée en 1914. Le compositeur les dédie à ses amis tués pendant la Première Guerre mondiale. Le Menuet est écrit à la mémoire de Jean Dreyfus. Loin du Requiem, cette partition s’inspire librement de la musique française du XVIIIe siècle.

 

  • Jeudi 2 février à 20 heures à la chapelle Corneille à Rouen. Tarifs : 15 €, 10 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Réservation sur place le soir du concert
  • Pré-concert : La cabane illuminée à 18H30. Gratuit