Kalif Nina_Attal okDernier jeudi du mois de juillet et dernier rendez-vous avec les Terrasses du jeudi à Rouen. C’est Nina Attal qui clôt cet événement musical organisé par le Kalif. La guitariste à la voix singulière partage sa passion pour le blues et la soul. Auteure, compositrice, pétillante et débordant d’énergie, elle a vite convaincu avec un premier album, Yellow 6/17, confirmé avec Wha, un deuxième disque, plus affirmé, enregistré aux Etats-Unis avec Jerry Barnes, le bassiste de Chic. La scène, Nina Attal la maîtrise puisqu’elle a déjà donné plus de 300 concerts en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique. Elle joue jeudi 30 juillet place Saint-Marc à Rouen.

 

Vous êtes fan de musiques afro-américaines. Que retenez-vous de leur histoire ?

Quand j’étais plus jeune, je n’écoutais pas cette musique. Mes parents sont mélomanes et écoutent différentes musiques. J’ai découvert le blues lorsque j’ai commencé à jouer de la guitare. J’ai voulu connaître les influences des artistes que je jouais et écoutais. Evidemment, je suis arrivée au blues. Le côté roots, authentique, sincère m’a beaucoup touché. Ces artistes-là chantaient avec leurs tripes et mettaient tout dans leur jeu. C’est une musique de partage. Je suis vraiment accro. Les couleurs soul et funk sont venues plus tard, quand j’ai fait mes premiers pas sur scène. Elles m’ont permis de me projeter sur scène.

 

Est-ce que ces musiques symbolisent au mieux le partage ?

C’est exactement ça. Et j’adore la scène pour ça. Elles permettent une communion avec le public. Cela nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes. Il faut toujours se surpasser.

 

Ce sont aussi des musiques empreintes de souffrance.

Oui, elles ont été un moyen d’expression, de libérer une parole. C’était une forme de liberté. Et je suis très attachée à cette notion de liberté. J’ai envie de faire ce qui me plaît. Il est vrai que l’on est toujours conseillé, que l’on écoute les avis des uns et des autres. Mais je veux faire une musique que j’aime. Et je sais que j’ai beaucoup de chance d’en vivre. Par ailleurs, dans ces musiques, il y a de la joie, de l’énergie. J’ai décidé de jouer de la musique pour que chacun pioche ce dont il a envie.

 

Est-ce évident d’être une artiste soul en France ?

Non, ce n’est pas évident parce que je ne rentre pas dans une case. Je ne suis pas programmée sur les radios. Il faut encore se battre pour que ma musique soit écoutée par le plus grand nombre. Et mon combat, c’est de faire découvrir cette musique, de rester indépendante. Donc les concerts restent le nerf de la guerre. Il faut aller au concert, être curieux.

 

 

Vous avez une large culture musicale. Avez-vous envie d’explorer d’autres genres ?

Oui, j’ai envie de le faire. Comme j’aime faire les choses à fond, je ne suis pas encore prête à abandonner celles qui sont en cours. Je ne suis encore une artiste très connue. J’ai besoin d’inscrire des marques, un style. Plus tard, pourquoi pas ?

 

Le deuxième album est sorti il y a presque un an. Quelle suite lui donnerez-vous ?

Cela fait en effet un an qu’il est sorti que nous le défendons sur scène. Nous le faisons évoluer au fil des concerts. Il y a un bel engouement en Allemagne et nous allons le faire vivre là-bas. A la rentrée, j’ai d’autres projets. J’espère qu’il y aura des collaborations.

 

 

Le programme des Terrasses du jeudi du 30 juillet

  • Place du Vieux-Marché à 18h30 et 20h15 : Gul de Boa
  • Place de la Calende à 18h45 et 20h30 : Sparky in the cloud
  • Espace du palais à 19 heures et 20h45 : Sax machine ft. Racecar
  • Place du Général-de-Gaulle à 19h15 et 21 heures : Gemma Ray
  • Place Saint-Marc à 21 heures : Zakouska, Nina Attal

 

Concerts gratuits

 

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