Opé - CarltonC’est une autre voix soul. Opé Smith, repéré aux côtés de Ben l’Oncle Soul, de C2C et de Beat Assaillant, trace désormais son chemin tout seul. Un premier EP éponyme est sorti en 2013. Un album est en préparation. Opé Smith séduit avec sa voix chaude, cette soul qu’il veut old-school. Il chante vendredi 16 juillet lors du festival MoZ’aïque aux Jardins suspendus au Havre.

 

 

 

Vous chantez depuis votre enfance. Vous avez vécu différentes expériences musicales. Comment ont-elles nourri votre manière d’écrire et de chanter aujourd’hui ?

C’est une vaste question. J’ai commencé par le gospel. J’aime beaucoup. C’est une terre de partage. Cette expérience de groupe m’a beaucoup apporté. Avec Ben l’Oncle Soul, tout était différent. C’est une grosse machine. J’ai fait de nombreux concerts. Environ 350 en deux ans. Pour moi, tout a changé. Avant, je devais concilier la scène avec de petits boulots. Grâce à cette tournée, j’ai pu uniquement consacrer mon temps à la musique. Néanmoins, dans mon parcours, tout a été bénéfique. Cela a été un apprentissage à chaque étape.

 

La danse a aussi fait partie de votre parcours.

Oui, vers 13 ou 14 ans, j’ai eu envie de danser et je me suis inscrit à un cours de hip-hop. J’en ai fait pendant 4 ou 5 ans. J’ai pu acquérir des bases solides.

 

Pourquoi plus le chant que la danse ?

Je pense que c’est une question de sensibilité, d’affinité. En danse, j’avais l’impression de plafonner, d’avoir donné tout ce que je pouvais. Je n’avais pas assez de qualité pour être un excellent danseur. Par ailleurs, le chant me faisait plus vibrer. Aujourd’hui, je ressens le même plaisir à chanter. J’ai la même passion. Plus j’avance, plus j’approfondis ma technique.

 

 

 

Avez-vous un modèle ?

Il évolue tout le temps. Au départ, il y avait Boyz II Men. J’adore ces groupes vocaux. Rapidement, je me suis tourné vers la soul old-school. Là, j’ai un paquet d’influences. J’ai souvent mes périodes Ray Charles. Il est sacré pour moi. Quand je peux, je lui rend un hommage sur scène.

 

Est-ce que devenir frontman a été naturel pour vous ?

Oui, cela a été assez naturel. Lorsque j’étais au sein de That’s Soul, on passait de choriste à chanteur lead durant les concerts. Cela n’a donc pas été violent pour moi

 

Vous avez sorti un EP. Pensez-vous à enregistrer un album ?

Il est en préparation. Je pense qu’il sortira en février ou mars 2016. En musique, il faut prendre son temps, tester. Il ne sera pas complètement différent de l’EP mais j’ai voulu m’inscrire dans une autre démarche en ce qui concerne les arrangements. Je voudrais une empreinte plus acoustique, plus épurée, plus fraiche. Nous y réfléchissons.

Programme de MoZ’Aïque

Le 15 juillet :

  • Omar Sosa Quartet (Jazz world)
  • La – 33 (urban salsa)

 

Le 16 juillet

  • Opé Smith
  • Royal Southern Brotherhood (blues)
  • Mathis Haug (folk blues)
  • Otros Aires (tango)

 

Le 17 juillet

  • Ioan Streba et les Gypsy Follies (gypsy jazz)
  • Dorante Y Garcia Fons (jazz flamenco)
  • Nikki Hill (blues)
  • Natalia M. King (blues, soul)
  • Clinton Fearon (reggae)
  • Bart & Baker et Christophe Avril (electro swing)

 

Le 18 juillet

  • Thelma and The Goodfellas (rhythm’n’blues)
  • Mc Donnell trio (folksong irlandais)
  • Henri Texier Hope quartet (jazz)
  • Djeli Moussa Condé (afro-pop)
  • Touré Kunda (world music)
  • Bonga (world music)
  • Bart & Baker et Christophe Avril (electro swing)

 

Le 19 juillet

  • L’Âge de Pierre (vocal)
  • Radio Babel Marseille (vocal)
  • Guillaume Perret (jazz)
  • Charles Pasi (blues, soul)
  • Awek (blues)
  • Dubioza Kolektiv (world music)

 

 

Tarifs : 5 € la journée, 15 € le pass pour les 5 jours de concert, gratuit pour les enfants de moins de 13 ans. Réservation sur www.francebillet.com, office de tourisme du Havre, Bains maritimes, sur le site les jours de concert.