leoniepernet_hiLéonie Pernet est une jeune artiste militante. Multi-instrumentiste, elle a tourné avec Yuksek, Raphaël. Dj, elle organise les soirées Corps vs Machines. Elle a entamé un projet solo. En avril dernier, elle a sorti un premier EP, Two of us, avec quatre titres aériens et quelque peu mélancoliques. Léonie Pernet se concentre aujourd’hui sur la composition de son album. Elle donne un concert jeudi 18 décembre au Tetris au Havre dans le cadre du festival Piano is not Dead.

 

 

 

Que vous inspire le nom de ce festival, Piano is not Dead ?

C’est amusant parce que le premier morceau que j’ai composé s’intitule Blue is Dead… J’ai une histoire très personnelle avec le piano. J’ai commencé à jouer de la batterie. Le piano est venu plus tard. Ça m’ennuyait un peu et je n’étais pas très douée. J’avais pris quelques cours. A 13 ans, j’ai repris le piano toute seule et j’ai eu un gros déclic technique. Depuis, je n’ai jamais arrêté.

 

Qu’est-ce qu’un déclic technique ?

J’ai réussi à m’approprier l’instrument. J’ai aussi découvert la musique de film, celle des films de Tim Burton. Il y a eu Yann Tiersen, Chopin… J’ai commencé par écrire mes premières compositions qui étaient très cinématographiques. Comme j’ai fait ensuite pas mal de choses, j’étais moins au piano. Je m’y suis remise récemment. J’ai d’ailleurs composé la musique de Bébé Tigre, le premier film de Cyprien Vial. Je pars toujours d’une composition au piano.

 

Et la batterie ?

Je ne l’ai jamais vraiment quittée. En 2011 et 2012, j’ai accompagnée Yuksek pendant sa tournée. Je suis davantage percussionniste. J’ai suivi des cours de perçus classiques au conservatoire. Ce n’était pas mon choix. On m’a orientée vers ces instruments. Aujourd’hui, je suis amoureuse du marimba basse qui a une tessiture proche du violoncelle.

 

Lors de la tournée de Yuksek, vous avez joué debout. Pourquoi ?

Sur cette tournée, il n’y avait pas besoin de grosse caisse parce qu’il y avait une boîte à rythmes. J’avais la caisse claire, les cymbales. Par ailleurs, quand j’étais petite et que je regardais les batteurs, ils étaient toujours au fond et on ne les voyait pas. Moi, je voulais que l’on me voie. Maintenant, je pose la grosse caisse derrière mois et je la joue au talon. Cette configuration me permet d’être plus libre.

 

 

 

Quand composez-vous ?

Il n’y a pas de règle. J’improvise, je joue tout le temps, en fait. C’est une nécessité et un plaisir. J’improvise mais je ne finis pas les morceaux…

 

Vous avez évoqué le cinéma. Est-ce une source d’inspiration ?

Depuis toute petite, j’aime le cinéma. J’ai toujours beaucoup d’images en tête et j’aime la narration. Mes morceaux sont plutôt narratifs. Mon objectif est de mettre de la musique sur des images.

 

 

  • Jeudi 18 décembre à 20h30 au Tetris au Havre. Tarifs : de 19 à 13 €. Réservation au 02 35 19 00 38 ou sur www.letetris.fr

 

Programmation de Piano is not Dead

  • Vendredi 19 décembre à 20h30 : Brigitte Fontaine
  • Samedi 20 décembre à 15 heures : Jean-Paul Buisson, Françoise Baert
  • Samedi 20 décembre à 20h30 : Bojan Z
  • Dimanche 21 décembre à 16 heures : David Bismuth, Dona Sévène