Mina Tindle entame la deuxième partie de sa tournée mardi 13 janvier au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen après un séjour aux Etats-Unis.

 

photo Indira Dominici

photo Indira Dominici

Avec Taranta, ce fut un coup de foudre. Le premier album, passé entre les mains de JP Nataf, un des Innocents, a séduit de manière unanime. On découvre Mina Tindle et sa pop douce, délicate, sa voix saisissante, des textes pudiques. « Après ce premier album, j’ai fait une longue tournée. Je suis restée sur les routes pendant trois ans. Je n’ai donc pas écrit de musique pendant un bout de temps. J’avais donc envie de m’exprimer, de faire quelque chose dans un élan spontané. Sur le moment, je voulais exorciser des choses, faire tomber des remparts ».

 

Parades est sorti à l’automne dernier avec des histoires universelles évoquant le deuil, le temps et l’amour. Dans ce nouvel album, empreint d’élégance, Mina Tindle ose davantage le français. « C’était comme un défi à relever. C’était intéressant même si mes influences sont ailleurs ». Un paradoxe pour une jeune femme qui a suivi des études littéraires. « C’était aussi pour moi une façon de me réapproprier ce savoir, d’être plus authentique ».

 

Il y a également cette voix, bien plus mise en avant dans Parades. « J’ai réussi à prendre plus confiance et je voulais faire tomber le masque. La voix est devenue quelque chose de plus essentiel. On dit que les yeux sont le miroir de l’âme. Je pense que la voix l’est tout autant. Plus on trouve sa voix, plus on se trouve soi-même ».