Après un solo en forme d’autoportrait, J’ai pas toujours dansé comme ça, en fin de saison dernière, le Rive gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray invite à une nouvelle exploration de l’univers de Bouba Landrille Tchouda. Des Air(e)s d’ange est à voir jeudi 17 octobre.

Il n’y a pas, d’un côté, les anges et, de l’autre, les démons. L’être humain se révèle bien plus complexe que cela. Toutes ces nuances qui font nos différences ne doivent être des prétextes à s’éloigner mais à se rapprocher. Pourtant, « on nous fait croire que l’on ne peut pas vivre ensemble parce que nous ne sommes pas tous les mêmes. On multiplie les arguments pour que l’on déteste l’autre. Alors on nous parle des apparences des gens qui induisent des comportements. Mais l’éventreur n’avait pas une tête d’assassin et tous ceux qui ont l’air gentil peuvent être de véritables démons ».

Bouba Landrille Tchouda, danseur et chorégraphe, réunit sur scène quatre interprètes, deux danseurs, un circassien et un musicien. Quatre hommes et aussi quatre personnes complètement différentes. « Quand on les voit, on se demande bien ce qu’ils font ensemble ». C’est la danse qui va les rassembler.

Un message positif

« Mon travail de chorégraphe doit m’amener à déceler une tension corporelle et à m’en servir pour tisser une sorte de toile dans laquelle ils vont être pris. La danse que j’aime est écrite à partir des interprètes, de leur histoire, de leur culture. Elle permet de découvrir la personnalité, l’âme de chaque être. Même si nous avons des parcours différents, Nous avons tous des bouts de vie en commun. Ce qui permet de créer des espaces pour tous ».

Bouba Landrille Tchouda

Le musicien, Yvan Talbot manipule à sa guise les deux breakeurs, Razy Essid et Noah Mgbélé Timothée, et l’acrobate, Thomas Pavon dans Des Air(e)s d’anges, présenté jeudi 17 octobre au Rive gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray, « Il vient mettre la pagaille. Il décide de leur sort sur la scène et prend un malin plaisir à semer la discorde », explique le fondateur de la compagnie Malka. Les trois autres ont leur danse pour parler un langage commun, imposer une unité et gommer le chaos. Bouba Landrille Tchouda envoie ainsi un message positif. « Je n’aime pas forcément les happy end mais c’est important de montrer à ces prédicateurs de mauvaises nouvelles qu’on peut tordre le cou à leurs idées ».

Infos pratiques

  • Jeudi 17 octobre à 20h30 au Rive gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray.
  • Tarifs : de 18 à 5 €. Pour les étudiants : carte Culture.
  • Réservation au 02 32 91 94 94 ou sur www.lerivegauche76.fr
  • Avant le spectacle à 19 heures, Des Clés pour la danse sur Bouba Landrille Tchouda et la danse hip-hop en France. Entrée gratuite