Il a fait le tour du monde avec ses platines. Aujourd’hui, David Asko les a posées à Lille où il est résident au Magazine Club. Il revient une fois par mois à Rouen pour mixer au Yolo Club.

 

DAVID ASKO« La techno, c’est ma vie ». Et ce depuis vingt ans. David Asko, dj originaire de Saint-Etienne, a très vite tourné en France, puis en Europe et plus loin encore. Il a parcouru l’Asie, les Etats-Unis, le Mexique, le Canada… « J’ai beaucoup voyagé et j’ai trouvé cela fabuleux. Ces dernières années, j’ai pris le temps de rencontrer les gens, de découvrir les cultures des pays. Aujourd’hui, j’ai plus de 36 ans et je vois les choses différemment. J’ai un peu moins envie de voyager ».

 

Mais la passion pour la musique est intacte. A 14 ans, David Asko troque sa batterie contre une paire de platines et des vinyles. Il devient dj… dans sa chambre, découvre le monde de la nuit à Lyon lors de ses études et Laurent Garnier qui sera une révélation. Difficile de rester insensible face à un homme qui parvient à faire danser 2 000 personnes à La Centrale. David Asko apprend à mixer en observant, en écoutant et en essayant de reproduire les sons qu’il avait entendus et les gestes techniques qu’il avait vus. Jusqu’aux premières soirées.

 

Installé à Lille, David Asko est dj résident au Magazine Club. Il n’a pas oublié Rouen où il a passé quelques années, où il a également organisé quelques soirées inoubliables, dans des bars et en extérieur. C’est un retour dans la capitale haut-normande pour le dj qui mixe et programme au Yolo Club. « Il y avait une volonté de rouvrir un lieu dédié aux musiques électroniques.  Comme cela manquait à Rouen, le public partait tous les week-ends à Paris. Il y a en effet beaucoup d’événements à Paris, pourquoi pas Rouen ? » Ce vendredi, il joue avec Radio Slave et Péo Watson. Demain, le Yolo Club accueille Seuil, les semaines suivantes, Marcel Fengler, le crew rouennais Brimfool, D’Julz, Troy Pierce

 

David Asko a traversé vingt ans de clubbing, un monde qui a beaucoup évolué. « Au début des années 1990, nous étions un peu des clandestins, des diables. Aujourd’hui, les musiques électroniques se sont démocratisées. Le monde de la nuit a changé, s’est starifié et est devenu progressivement un vrai business. Mais l’essentiel reste la musique ».

 

Celle de David Asko s’est adoucie. « J’ai commencé avec de la musique plus dure, le hardcore. Je me suis beaucoup assagi. Même si elle garde cette touche sombre, elle est plus mélodieuse ». L’essentiel pour le dj, toujours aussi souriant et affable, c’est aussi la cuisine, le bon vin. Comme la musique, il les partage avec générosité.