Teresa Radice et Stefano Turconi sont en dédicace samedi 17 septembre à la librairie Funambules pour Le Port des marins perdus, paru chez Glénat. Un roman en BD élégant qui sent bon l’air du grand large.

 

le-port-des-marins-perdusEn main – pour la version « papier » – on dirait un roman classique. Et d’ailleurs, à la lecture, le lecteur s’y croirait. Le texte est soigné et la référence à Stevenson n’est pas usurpée. Le capitaine du Port des marins perdus ne s’appelle-t-il pas justement Stevenson… ? Clin d’œil en forme d’hommage pour une action qui se déroule au début du XIXe siècle. Dans Le Port des marins perdus,  de Teresa Radice et Stefano Turconi, un jeune garçon, sauvé de la noyade, est rapatrié en Angleterre. Abel a perdu la mémoire mais montre d’incroyables dispositions pour la navigation et le violon malgré son jeune âge. Recueilli par les trois filles de feu-le capitaine Stevenson, accusé d’avoir trahi le pays, il va tenter petit à petit de retisser les fils de son existence.

 

Abel a également un drôle de don : il voit une île que personne d’autre ne voit. L’île invisible des marins perdus. Va s’ensuivre un récit à tiroirs où les personnages de Teresa Radice ne vont cesser de gagner en épaisseur pour tracer une véritable épopée romanesque, abondamment imprégnée des poèmes de William Blake, Wordsworth et Coleridge.

 

Mais ce n’est pas la seule surprise de cet ouvrage car les 320 pages de la BD ne sont en fait constituées que de crayonnés. Pas de couleurs, ni même d’encrage. Comme un déroulé d’esquisses. Un pari audacieux qui suppose de bons yeux pour apprécier un dessin par ailleurs souple et alerte qui navigue entre Disney et Le Petit Prince. Cet album a reçu le prix du meilleur roman graphique au festival de Lucca 2015.

 

H.D.

 

  • Samedi 17 septembre de 14h30 à 18 heures à la librairie Funambules à Rouen. Entrée libre.