DEF qui joue sur les Terrasses du jeudi à Rouen se définit comme un Petit artiste local, titre d’un premier album. Il est très attaché à sa ville natale, Le Havre, qui transparaît dans la plupart de ces titres.

 

DEF ok bisUne ville. DEF est né au Havre. « Mes parents et mes grands-parents aussi ». L’histoire de la ville est inscrite dans son histoire. « Je trouve plutôt bien d’entretenir cela. Je me suis pas mal renseigné ». Il va aussi sur les traces du passé de sa ville quand il « foule le sol du Havre régulièrement, à pied, en roller. Quand on s’y promène, on peut comprendre à quoi cette ville pouvait ressembler. On sent qu’elle est pleine de fantômes. J’ai vu de nombreuses photos. Le Havre était magnifique. Il y avait de très belles maisons. Elle ressemblait à Paris. Quand on regarde ces photos, on a l’impression d’entrer dans un vieux conte. C’est assez intriguant ».

Le Havre d’hier et d’aujourd’hui inspire DEF. Il y a Vague à l’âme, issu de Petit Artiste local. Il y aura 2044, un des nouveaux morceaux dans lequel il revient sur les différents épisodes de destruction de la ville. « Depuis sa création, elle a été pratiquement détruite tous les cent ans. C’est une histoire tragique. Comme si on ne voulait pas que cette ville existe. Il y a une sorte de malédiction ».

 

La poésie. DEF a fait le grand écart entre le rock et le rap. Sans oublier la chanson française. Le rock, le métal quand il était ado jusqu’au rap parce qu’il est « le meilleur moyen de poser du texte sur une musique. C’est le genre le plus sincère, le plus contestataire, le plus direct. C’est le rock’n’roll de ma génération ».

DEF voue une vraie passion au rap. « J’ai aussi grandi avec IAM, Oxmo Puccino, Mc Solaar, La Rumeur. Il y a bien sûr NTM. Au début, quand j’écoutais du rap, je comprenais un mot sur deux. Chacun a en fait son vocabulaire ». DEF a le sien pour exprimer quelques coups de gueule, des élans d’espoir, l’amour. « J’utilise peu de mots afin de transmettre des sentiments précis. Je suis un adepte des slogans. J’aime bien aller droit au but avec deux ou trois métaphores. J’écris comme je parle. C’est spontané, instinctif. C’est un travail de poésie moderne ».

 

Un été studieux. Comme « le rap a du mal à se faire une place l’été dans les festivals », DEF en profite pour « préparer la rentrée. Je suis en studio en ce moment ». Conscient que « la musique se consomme vite », l’artiste havrais veut « envoyer du son » à la rentrée. Il travaille sur de nouveaux titres après la sortie il y a deux ans de son premier album, Petit Artiste local.

Envoyer du son, c’est « sortir un single et un clip, un autre single et un autre clip… » Donc faire découvrir quelques morceaux, donner envie avant de les « rassembler dans une sorte de mixtape ».

Pour cela, DEF qui répète au Tetris s’est installé chez Din Records au Havre. Une première pour l’artiste. « J’avais besoin d’avoir une autre oreille et d’aller vers des sonorités plus electro ».

 

  • Jeudi 31 juillet à 19h30 et 21h15 place du Général-de-Gaulle à Rouen
  • Pour écouter  : ici

 

Les Terrasses du jeudi 31 juillet à Rouen :

  • Tallisker (pop electro) à 18h30 et 20h15 place du Lieutenant-Auber à Rouen
  • Left Lane Cruiser (blues rock) à 18h45 et 20h30 place de La Calende
  • Electropikal Roots Culture (world) à 19 heures et 20h45 à l’espace du palais
  • Fowokan (reggae) à 19h15 et 21 heures place du Vieux-Marché
  • Bombino à 22h30 place Saint-Marc
  • Concerts gratuits