Sophie Descamps, directrice du Passage à Fécamp, présente jeudi 19 septembre la nouvelle saison 2019-2020.

Des créations, du théâtre d’objets en tout genre, des sujets historiques et contemporains, de la chanson, de la magie… Il y a tout cela dans la nouvelle saison du théâtre Le Passage à Fécamp que présente sa directrice, Sophie Descamps, jeudi 19 septembre. En tout 25 spectacles dont la plupart évoque ces moments, ces événements, historiques ou familiaux, qui laissent à jamais des traces profondes dans les corps et dans les mémoires.

Dans Vies de papier, La Bande passante raconte l’histoire de Christa, née en 1933 en Allemagne à partir d’un album photo de famille trouvé lors d’une brocante. Dans J’ai remonté le fleuve pour vous !, Ulrich N’Toyo, né au Congo-Brazzaville, revient sur son parcours d’enfant, amoureux de la langue française et rempli de rêves, qui sera brisé à cause de la guerre. Des rêves brisés, il y en a dans La Révérence où Hala Ghosn pose la question de la responsabilité dans la catastrophe du paquebot Costa Concordia en janvier 2012. Et de l’espoir, Colette en a eu beaucoup avec le mouvement de Mai 1968 dans Camarades des Maladroits. Elle qui a connu la reconstruction et les guerres de décolonisation. Pour Lumière d’Août, jouer Blockhaus est l’occasion de revenir sur des récits d’enfance et une partie de l’histoire du XXe siècle.

Histoires de familles

Le Menhir de Ches Panses Vertes évoque la difficulté de communication entre un père et un fils qui a besoin d’informations pour avancer dans la vie. Le Chat Foin donne la dernière représentation de Sur Le Pont, une pièce émouvante écrite et jouée par les migrants réunis par l’APMAR. Il est question du genre dans Elle, pas princesse, lui, pas héros du Théâtre de Romette, une compagnie de théâtre d’objets inventive. Dans Vous êtes ici là-bas, la Dissidente dresse le portrait d’une femme expatriée, tiraillée entre deux cultures.

De l’intimité encore avec Chiflón, le silence du charbon de la compagnie chilienne Silencio Blanco qui rend hommage aux familles de mineurs. Avec les uns abîmés par un travail pénible et les autres, vivant dans la peur. La compagnie Alula se réfugie dans le débarras sous l’escalier pour se remémorer en cachette les anecdotes de l’enfance pendant un siècle. Malgré tout cela, il faut tenir en équilibre et ce n’est pas simple, comme le démontre la compagnie Entre eux deux rives dans Boom.

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