C’est un véritable one-man-show fait d’acrobaties et de facéties. David Dimitri est tout seul et fait L’Homme Cirque. Il plante son chapiteau du 8 au 11 mai à Saint-Valery-en-Caux.

 

Son objectif était clair : créer un spectacle tout seul. « J’ai beaucoup tourné pendant vingt ans. Tant d’années dans les cirques, dans les compagnies pour imaginer et présenter de nouveaux numéros. Au bout d’un moment, j’ai trouvé que tout cela était devenu trop facile, trop confortable. Quand on crée son numéro, on ne fait que le répéter ensuite. Je n’étais plus assez créatif ».

 

David Dimitri a tracé son propre chemin. « Il était évident pour moi de franchir ce pas. Il fallait que j’essaie. J’avais un bon exemple dans la famille… ». Un chemin semblable à celui de son père, le clown Dimitri, après les tournées avec le Cirque Knie, le Cirque du Soleil, les prestations au Met Opera à New York et au cinéma.

 

David Dimitri ne pouvait pas échouer dans cette aventure en solitaire « même s’il est difficile d’avancer tout seul ». Pour cet enfant de la balle, l’écriture de L’Homme Cirque a été « une phase intensive, peut-être la plus dure dans ma vie. Je devais être convaincu du truc. La liberté est une chose belle et propice à la création. J’ai tout mis dans ce spectacle ».

 

 

Au fil des années, David Dimitri a construit son personnage, L’Homme Cirque. Un homme à tout faire qui conduit le camion, élève le chapiteau, enchaîne les numéros d’acrobatie, de voltige. Il est aussi l’homme-canon qui s’envole dans les airs, le funambule qui grimpe vers le ciel.

 

Pas question d’être uniquement dans la performance. A travers cet Homme Cirque, David Dimitri raconte son histoire. Celle d’un artiste qui va de ville en ville, qui a voué sa vie au cirque et qui réfléchit à ce parcours. « Il faut oser. Combien de fois on se demande si on est capable de faire telle ou telle chose par soi-même ».

 

En sept ans, David Dimitri a parcouru « 2 % de la surface de la terre. Il y a encore des endroits où je peux aller. Ce spectacle est une expérience unique et je ne m’ennuie pas. C’est mon chapiteau, mon monde. Chaque soir est une nouvelle rencontre et une autre chance. Je ne sais pas si je l’aurais avec un autre projet ».

 

 

  • Jeudi 8 et samedi 10 mai à 20h30, dimanche 11 mai à 17h30, sous chapiteau, rue du Bourgtheroulde à Saint-Valery-en-Caux. Tarifs : de 10 à 4,50 €. Réservation au 02 35 97 25 41.
  • Spectacle tout public à partir de 4 ans.