A chaque séance, le Courtivore, festival consacré aux courts métrages, donne carte blanche à un réalisateur. Mercredi 21 mai à L’Ariel à Mont-Saint-Aignan, c’est Jonathan Slimak qui présente Rachel, rentre à la maison !.

 

Un film. Quelle petite peste, cette Rachel ! Elle n’aura que ce qu’elle mérite… Avec Rachel, rentre à la maison !, Jonathan Slimak signe un film drôle sur les relations difficiles et parfois orageuses entre parent et enfant. Un matin, le père de Rachel part à pied à son travail. La petite fille n’a qu’une idée en tête : le suivre. Ce qui rend complètement fou un papa déjà excédé. Ponctué de « Rachel, rentre à la maison, papa va travailler », de caprices de Rachel (Rachel Pernel) et de crises de nerf du père (Mohammed Kotbi), le film est un parcours dans la ville de Rouen jusqu’à Saint-Denis-le-Thiboult et une série de gags qui se termine de manière politiquement incorrecte.

Dans ce court métrage de 8 minutes sorti en 2013, Jonathan Slimak a opté pour un style très classique  mais un humour grinçant et un ton léger. « Après des reportages et des documentaires, je me suis demandé s’il était légitime de revenir à la fiction, si j’avais encore quelque chose à dire ». La réponse est oui parce que Jonathan Slimak questionne et amuse avec un sujet délicat.

 

 

Un parcours. Jonathan Slimak s’est intéressé à un autre thème de société : la fin de vie. Il a tourné un clip aux Jardins de Matisse à Grand-Quevilly. « J’ai travaillé sur la réalité des maisons de retraite. Dans une comédie douce-amère, je voulais savoir quel avenir il était possible d’envisager, quelles envies et quels espoirs les personnes âgées pouvaient avoir ».

Jonathan Slimak a choisi le cinéma « par hasard ». Ancien élève du lycée Corneille à Rouen, grand touche à tout, il n’a pu échapper à la vie d’Archimède-Films, atelier de réalisation. Il a travaillé sur divers tournages avec Lucas Belvaux, François Ozon… « La première fois que j’ai mis les pieds sur un tournage, je me suis senti dans mon élément. Il y a pour moi quelque chose de naturel d’être sur un plateau ».

 

Une association. Jonathan Slimak va encore plus loin. Il est président de Jabran. Cette association est la réunion d’une bande de copains de lycée. Elle fonctionne aujourd’hui comme une maison de production. L’objectif : rendre le cinéma accessible. « Nous sélectionnons les projets en fonction des motivations des personnes ». Jabran accompagne, soutient, conseille la jeune création. « Nous sommes complémentaires du Pôle Image et faisons partie d’une région qui doit porter des talents ». Cette année, l’association porte deux fictions et deux documentaires sur l’accueil des étrangers et sur l’éco-construction.

 

  • Mercredi 21 mai à 20 heures à L’Ariel à Mont-Saint-Aignan. Tarif : 3 €.
  • Programme de la soirée : ici