STUDeuxième soirée des Concerts de la Région : Skip The Use joue vendredi 4 juillet à Rouen. Le groupe du charismatique Mat Bastard enchaîne les succès avec un rock electro très groovy. 2014 est à nouveau l’année de Skip The Use avec un premier single Nameless World, plus ska. Un titre, puis un album, les plus grands festivals et une tournée qui les emmène en dehors des frontières françaises. Skip The Use poursuit sa route en semant des messages généreux.

 

Les grandes scènes. Les Solidays le week-end dernier… Les Concerts de la Région aujourd’hui avant Les Vieilles Charrues et deux Zénith à la rentrée : Skip The Use sait appréhender les grandes foules. « Cela fait cinq ans que l’on joue. Nous avons appris à gérer ce genre de scène », rappelle Mat Bastard. « C’est toujours plaisant de réunir des dizaines de milliers de personnes. Nous sommes là pour faire la teuf ». Pour Jay Gimenez, « jouer devant 40 000 personnes n’est pas un acte banal. Le simple fait de monter sur scène n’est pas un acte banal. A chaque fois, on a une montée d’adrénaline. Ce n’est pas du trac mais de l’impatience ». De l’impatience pour retrouver un très large public. Skip The Use a séduit plusieurs générations. « Depuis le début, nous rencontrons des personnes de tout âge. Les grands-parents sont souvent venus nous encourager, féliciter. Cela fait vraiment plaisir ».

Lors de la tournée qui continue à l’automne, Skip The Use donnera deux concerts aux Zénith de Paris et de Lille. « Ce seront deux concerts uniques. Nous sommes en train de mettre en place les concepts ».

 

A l’étranger. Skip The Use est devenu un groupe international. « Nous sommes super contents. Nous continuons à nous enrichir de ces différentes cultures qui nous entourent. Nous sommes curieux et nous avons soif de ce genre d’expériences. Il faut aller voir ce qui se passe ailleurs. Tant mieux si c’est différent », explique Mat Bastard. «  A l’étranger, nous ne passons pas nos journées dans les hôtels ou les salles de concert. Nous nous baladons toute la journée. Nous ne sommes pas des musiciens mais des mecs qui aiment découvrir », ajoute Jay Gimenez.

 

L’intermittence. Pour Mat Bastard, « on stigmatise encore les intermittents, des gens qui bossent. On veut faire croire que ce sont eux le problème. Aujourd’hui, il faut jouer, donner les spectacles. Le spectacle continue dans tous les cas. Des personnes viennent en famille. Ce n’est pas eux qui décident des réformes. C’est avec eux qu’il faut susciter le débat. L’action doit être transformée en transmission d’informations ». Même sentiment de la part de Lio Raepset : « en ce moment, si le monde tourne mal, c’est à cause des intermittents. Hier, c’était les cheminots. A chaque fois, on prend une frange de la population et on met les uns contre les autres. On veut faire croire qu’ils ont des privilèges ».

 

Etre ensemble. C’est une des valeurs que défendent les cinq membres de Skip The Use. Choqués par le débat sur le mariage pour tous et les résultats des dernières élections européennes, ils rappellent qu’avec eux, « il n’y a pas de sélection à l’entrée. Pendant les concerts, nous montrons qu’il est possible de vivre des choses ensemble et que c’est naturel. Il faut accepter le débat. Il faut accepter que les autres ne soient pas du même avis que nous. De tout cela, nous en ressortons tous grandis ». Ils gardent « un esprit positif et éclairé. Nous faisons des disques à l’image du monde dans lequel on vit : nuancé, coloré, parfois dark, sexy, léger… »

 

  • Vendredi 4 juillet à 21 heures à la presqu’île Waddington à Rouen.
  • Première partie à 20 heures : Christine
  • Deuxième partie : Martin Garrix