Neuf films palestiniens, italiens, suédois et israéliens sont présentés du 6 au 8 octobre lors des Regards sur la Palestine. Le festival se déroule à l’Omnia à Rouen.

L’Association France Palestine Solidarité Rouen ne veut pas d’un festival sur le cinéma palestinien. Elle préfère offrir des Regards sur la Palestine, d’où le nom de son festival qui se tient tous les deux ans à Rouen. Pour cette troisième édition qui a lieu du 6 au 8 octobre au cinéma Omnia, neuf films sont à l’affiche. Donc neuf regards différents sur un territoire, sur la vie de ses habitants. « Les Palestiniens parlent ouvertement de leur situation. Ils le font avec beaucoup de distance et d’humour », constate Cara Robert.

Le festival commence vendredi 6 octobre avec un long métrage de Raed Andoni, Ghost Hunting, prix du meilleur documentaire et prix du public à la Berlinale 2017. Le réalisateur s’inspire à nouveau de son expérience personnelle. Il revient sur les conditions des détenus en prison. Dans ce film, pas de comédiens professionnels mais des personnes qui ont séjournées, comme lui, dans un centre d’interrogatoire. Tous recréent le décor du lieu et jouent des scènes qu’ils ont vécues.

Les Regards sur la Palestine, ce sont aussi des fictions, des films d’animation, des drames et des comédies drôles ou absurdes. Comme Les 18 Fugitives de Paul Cowan et Amer Shomali qui racontent la manière dont tout un village est parvenu à cacher 18 vaches. Ou encore les Speed Sisters d’Amber Farès, les premières femmes pilotes de courses automobiles au Moyen Orient.

La programmation à l’Omnia à Rouen :

  • Vendredi 6 octobre à 20 heures : ouverture avec la projection de Ghost Hunting de Raed Andoni
  • Samedi 7 octobre à partir de 14 heures : Speed Sisters d’Amber Farès, 3 000 Nuits de Mai Masri, Je suis la mariée de Gabriele del Grande, Censored Voices de Mor Loushy
  • Dimanche 8 octobre à partir de 10h30 : séances de courts métrages puis à 14 heures, Le Chanteur de Gaza de Hany Abu Assad