photo Richard Dumas

photo Richard Dumas

Une rencontre fortuite, entre Hanifah Walidah, chanteuse des Brooklyn Funk Essentials, et le collectif La Bande magnétique composée de Ton’s, Doc Mau et iOta. Une envie d’écrire un titre ensemble… Cinq ans plus tard, en 2012, St. Lô enflamme les Trans Musicales de Rennes. Depuis, le groupe a multiplié les concerts et sorti Room 415, un premier album, court mais efficace, avec un blues rock electro élégant et sexy. Sans oublier la voix d’une puissance grave de Miss Walidah, ces traversées musicales qui évoquent l’exil. St. Lô est en concert jeudi 20 novembre à l’espace culturel François-Mitterrand à Canteleu. Des places pour ce concerts sont à gagner. Entretien avec iOta.

 

 

 

Comment avez-vous vécu ces deux dernières années durant lesquelles tout s’est très vite enchaîné ?

Pas mal. Tout a commencé aux Trans Musicales. Il y a eu ensuite un disque et 70 dates, et pas les moindres. Déjà au festival à Rennes, nous avions senti qu’il s’était passé un truc. Nous avions trouvé le public très emballé par notre musique. Les tourneurs et les labels venaient nous parler. A ce moment, nous ne savions pas où tout ça allait nous amener.

 

Le groupe s’est construit et les chansons ont été écrites dans le temps.

Hanifah est venue au festival Jazz sous les Pommiers à Coutances et a souhaité rencontrer des musiciens locaux. Nous lui avons répondu et nous nous sommes retrouvés dans une chambre d’hôtel à Saint Lô. C’était en 2007. Nous avons écrit ensemble un morceau. Après, ce fut un peu bancal. Elle est rentrée aux Etats-Unis avec ce titre. Elle l’a bossé et elle en était hyper contente. Un an et demi a passé. Elle est revenue pour travailler 6 à 7 titres. Elle est à nouveau repartie. Un an s’est écoulé et nous avons fait une vraie résidence.

 

Quelle a été votre démarche pour garder une spontanéité sur cet album ?

C’était notre but. Cela a été compliqué mais ne s’est pas fait dans la douleur. Nous sommes partis sur quelque chose de très produit. On en a rajouté des couches et des couches jusqu’à ce que nous nous rendions compte que nous nous étions trompés. Nous nous sommes alors attachés aux fondamentaux. L’album est comme une photo du concert des Trans Musicales.

 

Pourtant, vous êtes un groupe de studio.

Oui, historiquement, nous sommes plutôt un projet de studio. Nous faisons de la production. Nous connaissons bien ce travail. Avec Hanifah, il y a eu une alchimie. Nous avons trouvé la voix qui nous faisait vibrer. Monter que scène avec une telle personne, c’est pas mal.

 

Vous venez d’horizons différents. Quel est le dénominateur commun ?

C’est le blues, avec son côté lancinant, ce truc qui gratte, cette magnifique poésie. Je définirais notre musique comme du blues électronique.

 

Quels sont les projets pour St. Lô ?

Nous allons terminer la tournée. En décembre, nous allons au Brésil. En 2015, nous espérons jouer à l’étranger. Puis, nous pensons à la préparation d’un deuxième album qui sortira à l’automne prochain ou début 2016.

 

 

  • Jeudi 20 novembre à 20 heures à l’espace culturel François-Mitterrand à Canteleu. Tarifs : 11 €, 7,70 €. Réservation au 02 35 36 95 80 ou sur www.ville-canteleu.fr
  • Première partie : Bengäl
  • Pour gagner des places, il suffit d’appeler au 06 16 08 60 28