Bernard Pras fait son « inventaire » jusqu’au 22 septembre au palais Bénédictine à Fécamp où il propose une installation et 25 clichés. Une exposition ludique.

 

Représentation de "La Source" d'Ingres

Représentation de « La Source » d’Ingres

Ceci n’est pas une pipe… René Magritte inscrit cette célèbre légende dans un tableau, La Trahison des images, qui représente une pipe en gros plan et de profil. Le peintre a ainsi la volonté de montrer qu’un objet peint de manière aussi réaliste soit-elle est une image et non l’objet lui-même puisqu’il est impossible de l’utiliser.

 

Il y a dans le travail de Bernard Pras une réflexion similaire. Il photographie des tableaux de peintres connus, des portraits, qui n’en sont pas du tout. Ce sont des anamorphoses, ces images créées à partir d’une image déformée et, avec cet artiste, reconstituée avec une multitude d’objets de la vie quotidienne.

 

 

Après vingt ans de peinture, Bernard Pras conçoit ainsi une nouvelle forme d’expression, entre peinture, sculpture et installation. Les objets s’apparentent à la touche du pinceau. Ils sont assemblés jusqu’à la reconstitution d’une œuvre. D’où d’incessants allers et retours entre l’installation et le viseur de l’appareil-photo.

 

L'installation de "La Source"

L’installation de « La Source »

Regarder les œuvres de Bernard Pras devient vite un jeu très ludique. Il y a l’image que l’on reconnaît au premier coup d’œil, puis tous ces objets qu’il est amusant de lister.  L’artiste qui expose dans le monde entier les choisit en fonction de leur forme, de leur couleur et aussi du sujet traité. C’est un véritable jeu qui va jusqu’à l’émerveillement.

La peinture est le thème retenu pour l’exposition qui se tient au palais Bénédictine à Fécamp dans le cadre de Normandie impressionniste. Sont présentés 14 Juillet et Pont japonais au bassin des nymphéas de Monet, La Baigneuse de Rembrandt, Guernica de Picasso, L’Angelus de Millet, Le Vieil Homme de Van Gogh… Bernard Pras a réalisé une installation : celle de La Source d’Ingres avec des voitures miniatures, des fruits en plastique, des figurines. Pour la découvrir, il faut se placer à l’endroit précis que l’artiste a choisi.

 

  • Exposition visible jusqu’au 22 septembre : jusqu’au 1er septembre, tous les jours de 10 heures à 18h30, du 2 au 22 septembre de 10h30 à 12h45 et de 14h15 à 18 heures au palais Bénédictine, 110 rue Alexandre Le Grand à Fécamp.
  • Tarif : 2 €, gratuit pour les moins de 18 ans.

 

Le "Pont japonais au bassin des nymphéas" selon Bernard Pras

Le « Pont japonais au bassin des nymphéas » selon Bernard Pras