La relation entre un père et son fils se raconte dans Le Menhir de Jean Cagnard. Éric Goulouzelle de la compagnie Ches Panses vertes la met en scène jeudi 7 novembre au Passage à Fécamp.

Ce n’est pas la première fois que la compagnie Ches Panses vertes s’empare des écrits de Jean Cagnard. « Il est un auteur avec qui nous sommes en contact. Nous aimons beaucoup son écriture, très métaphorique ». Après Où je vais quand je ferme les yeux, Éric Goulouzelle s’est lancé dans la mise en scène avec Le Menhir, un livre qu’il « transporte dans sa musette depuis six ans. C’est le thème abordé qui m’a transpercé ». Dans ce texte, il est question des relations entre un père et son fils dans une famille ouvrière, « des difficultés familiales, des silences, de la légitimité d’être à sa place ».

Le Menhir, c’est l’histoire d’un fils qui décide de tout quitter pour revenir chez ses parents. Son objectif : forcer le dialogue avec son père parce qu’il attend des réponses à ses interrogations anciennes. C’est la mère qui va tenter de tisser le lien entre le père et le fils. Il se jouera alors « un match serré entre cette femme et son garçon ». Un rôle pas simple puisqu’elle immolera son fils…

La mère, entre son mari et son fils

Junie Monnier et Julien Defaye sont les interprètes de cette pièce, créée jeudi 7 novembre au Passage à Fécamp à l’issue d’une résidence. Elle est cette mère, « figure de la gardienne du temple. Elle est telle un arbre planté dans ce jardin qui peut se plier lors des tempêtes. Mais elle ne casse jamais ». Elle a une place complexe parce qu’elle est tiraillée entre son mari, réfugié dans le silence, et son fils. Lui « s’installe dans le jardin, se plante comme un menhir pour imposer une situation de siège. Au nom de l’âge d’or de l’enfance, il ne donne pas d’autre alternative à son père que de sortir et de venir parler ».

Dans Le Menhir, le réel se mêle au fantastique. « C’est du théâtre », rappelle Éric Goulouzelle. « Dans son écriture, Jean Cagnard a surtout l’élégance de la distance ». Le jeu des comédiens se combine à la manipulation de marionnettes pour interpréter cette joute verbale, ponctuée de surprises explosives.

Infos pratiques

  • Jeudi 7 novembre à 20h30 au Passage à Fécamp.
  • Tarif : 8 €.
  • Réservation au 02 35 29 22 81 ou sur www.theatrelepassage.fr