Le centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville accueille jusqu’au 29 septembre les oeuvres de Gérard Titus-Carmel, un artiste internationalement reconnu. Une exposition pleine de poésie qui interroge sur le monde.

 

photo David Morganti

photo David Morganti

Tout est différent et tout se ressemble… Dans Brisées, cette route de la soie imaginaire de Gérard Titus-Carmel, il y a cette main qui se répète jusqu’à saturation de la surface et dans un désordre rigoureux. Cette main est là comme une empreinte pour laisser une trace. Gérard Titus-Carmel l’a posée pour combler le vide d’une toile blanche imposé au commencement d’une série. « Une main, c’est juste une partie du corps. Cependant, avec une main, on marque sa présence au monde », remarque l’artiste.

Pour cette série, Brisées, présentée au centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville, Gérard Titus-Carmel a tapé sur la toile avec sa main recouverte de peinture. « Il y avait une sorte de son de tambour », se souvient-il. « La toile recevait et me renvoyait le choc de cette empreinte. J’ai réalisé une ligne entière, puis une deuxième. Je suis allé de droite à gauche. J’ai alterné avec ma main gauche. Je pouvais mettre mes deux mains dans tous les sens. Dans cet enchevêtrement, vous avez un corps qui se démantèle ».

Dans ses travaux, Gérard Titus-Carmel évoque la fragmentation des choses. Néanmoins, ces unités forment obligatoirement un tout. Comme le monde. Comme la vie. Les lignes se rompent mais se poursuivent ailleurs dans ces Brisées lumineuses, jaunes, rouges. Le regard est happé par ce tourbillon de couleurs mais aussi par les vibrations. Il y a de la musique et de la danse dans la peinture de Gérard Titus-Carmel. « Ces vibrations proviennent de cet encombrement. C’est le tohu-bohu. Ces toiles sont seulement l’empreinte d’une main. Il n’y a pas d’autres éléments ».

C’est l’effervescence dans ces Brisées, dans La Grande Jungle et dans L’Herbier du seul. C’est l’épure avec Memento Mori, une autre série parfaitement mise en valeur dans les caves du centre d’art contemporain. Gérard Titus-Carmel y présente une série de crânes, aussi semblables et différents, pour interroger la trace qu’on laisse après la vie.

 

photo David Morganti

photo David Morganti

  • Jusqu’au 29 septembre, du mercredi au dimanche de 13 heures à 19 heures au centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville.
  • Entrée libre. Renseignements au 02 35 03 43 13.
  • Visites commentées les dimanches 21 juillet, 11 et 25 août, 8 et 29 septembre à 15 heures
  • Ateliers pour les enfants les samedis 10 août et 28 septembre à 14 heures

 

 

photo David Morganti

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photo David Morganti

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