C’est le premier d’une série de quatre concerts mystères qui ponctuent cette nouvelle saison au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen. Rendez-vous vendredi 18 octobre avec quatre artisans de la chanson française qui forment un groupe à l’énergie rock. Entretien avec l’un deux.

Vous menez chacun votre carrière. Il a fallu un projet singulier autour d’un artiste, aujourd’hui disparu, pour vous réunir.

C’est sa petite-fille qui nous a demandé de reprendre son répertoire. Au départ, nous devions faire seulement deux dates. Au final, nous en avons fait 200. Ce n’était pas évident au départ. Puis, nous nous sommes vachement bien entendus et nous ne pouvions plus nous quitter. On s’adore.

Comment vous êtes-vous appropriés ce répertoire ?

J’ai écouté cet artiste quand j’avais 7 ou 8 ans. J’ai adoré. J’ai grandi avec lui qui n’a jamais été très loin de mon oreille. Quand on m’a proposé cette tournée, je ne m’y voyais pas trop. J’ai un univers plus sombre et plus sensible. Puis, j’ai creusé les chansons. Quand on réfléchit, on se rend compte que l’on n’est pas obligé de les chanter de manière grotesque. Cela a été assez facile. D’autant que nous avons tous ensemble choisi une approche drôle et bordélique.

Vous avez tous les quatre des univers personnels différents et aussi assez proches. Comment avez-vous trouvé une cohérence dans ce nouveau groupe ?

Nous sommes en effet sur des projets très personnels. Nous voulons nous y tenir et prenons cela au sérieux. Ce premier projet de reprises a été une récréation. Comme un pas de côté. Dans ce groupe, nous sommes partis d’un principe : nous amuser. Tout s’est donc fait naturellement et on a fini par faire du rock. Je peux l’avouer : nous sommes une bande d’escrocs avec quand même du talent et nous faisons en sorte que cela ne se voit pas. Nous prenons un réel plaisir à jouer ensemble. Nous sommes juste excités comme des gamins quand un concert arrive. La cohérence vient de ce plaisir commun.

Comment s’est écrit le répertoire du groupe ?

Nous avons essayé d’écrire ensemble mais on avait du mal. Chacun a alors écrit les textes chez soi. Pour la musique, c’est plus simple. Nous avons travaillé à partir d’improvisation. Avec l’instrumentation que nous avons, nous n’avions pas beaucoup d’autres choix que de faire du rock. À un moment, nous nous sommes même demandés si nous n’allions pas entamer un nouveau travail de reprises. Nous avions pensé à Dalida ou Elvis Presley mais on s’est mis à composer.

Entre vous y a-t-il seulement du plaisir à jouer ensemble ?

Oui, il y a du plaisir mais aussi de la bienveillance et une confiance. C’est très fort comme sentiment.

Au Trianon transatlantique, vous inaugurez les concerts mystères. Que pensez-vous de cette formule ?

C’est une bonne idée. Ça va être très drôle. C’est bien si le public a encore cette curiosité. Nous faisons partie de ces artistes qui ont une certaine expérience mais qui n’ont pas une reconnaissance du grand public. On ne va pas nous voir à la télévision. Nous sommes nombreux à faire ce m »tier et à la faire bien. C’est important de raviver cette curiosité.

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