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Le Rock à Evreux : une aventure avec Kid Francescoli

par | 26 juin 2015 | Concert

KID_PRESS_ORANGE_02_HDIl y a eu une belle histoire d’amour… Kid Francescoli la raconte dans With Julia, un album empreint de sincérité, de romantisme, de mélancolie. Il n’y a rien de nostalgique dans cette pop plutôt naïve, fraiche et onirique. Mathieu Hocine ne cache rien de cette passion dans With Julia qui devient  une bande originale d’une aventure vécue aux Etats-Unis.  Kid Francescoli joue samedi 27 juin au Rock dans tous ses états à Evreux. Interview avec Mathieu Hocine.

 

 

 

Vous voyagez beaucoup. Pourquoi est-ce essentiel pour vous ?

C’est très inspirant de changer d’air, donc nécessaire quand on est artiste. C’est comme un déménagement. C’est une nouvelle vie qui commence. Les découvertes m’ont toujours plu. L’inspiration vient du fait que l’on se met dans une position agréable. Lors des voyages, j’éprouve aussi une sensation de liberté. Cela a été encore plus vrai lorsque je suis allé aux Etats-Unis.

 

Pourquoi ?

Je suis allé aux Etats-Unis plusieurs fois, quasiment de manière automatique pendant quatre à cinq années. J’y suis allé avec des potes, tout seul. J’ai fait un vrai road trip. J’ai visité d’autres endroits que New York, comme La Virginie, la Nouvelle Orléans, le Mississipi… Pendant ces voyages, j’avais l’impression d’être un albatros. Vous empruntez une route et vous allez toujours tout droit. Vous vous retrouvez un peu en lévitation. Je ne sais pas si on peut ressentir cela dans le désert et dans la jungle qui sont, pour moi, des milieux hostiles. En fait, j’avais impression d’être dans un film et j’imaginais croiser les grands acteurs américains que l’on adore tous.

 

Où aimeriez-vous voyager aujourd’hui ?

Je ne sais pas. Ces deux dernières années, j’ai peu voyagé. Il y a eu de plus en plus de concerts. J’ai joué aussi à l’étranger. Peut-être, je partirais en Afrique ou en Amérique du Sud. Cependant, l’inspiration peut venir d’une rencontre au coin de la rue.

 

 

 

Kid Francescoli est votre projet solo. Mais vous avez toujours multiplié les collaborations artistiques.

Toujours ! De plus, ce sont le plus souvent des rencontres aléatoires. Kid Francescoli, c’est en effet mon bébé mais j’ai toujours ressenti le besoin de m’entourer. J’ai travaillé avec Nico et Simon de Nasser. Nous sommes tous ensemble à Marseille. Nous échangeons. Quand tu travailles seul, tu n’as jamais le recul nécessaire. Si tu bloques sur un morceau, tu trouveras toujours quelqu’un pour t’aider à trouver une solution. J’ai aussi collaboré avec Hawaii & Smith pour le clip. Ils ont apporté leur vision de ma musique en images. Ils ont été de bons conseils.

 

Est-ce qu’une voix féminine est inspirante ?

C’est le plus inspirant pour moi. Quand j’entends une voix féminine, c’est comme si j’avais tout un tas d’instruments autour de moi. Elle amène une étincelle, de la magie.

 

Votre musique est très cinématographique. Est-ce que le cinéma est une influence importante pour vous ?

Oui, elle est très importante.  Le cinéma fait partie des disciplines artistiques qui me touchent beaucoup. Durant ces dernières années, j’ai regardé beaucoup de films ; notamment ceux de Pialat. Le cinéma, c’est comme les livres, c’est l’école de la vie. J’aime quand les réalisateurs te prennent par l’épaule, te donne une leçon de vie. Le cinéma fait partie de mon éducation. Cela déclenche en moi toujours une émotion. J’aimerais écrire une musique de film mais ce travail est très compliqué. Quand j’y pense, cela me tétanise. Je me suis pourtant posé la question plusieurs fois. Il faut trouver une intensité dramatique. Cela reste encore pour moi inaccessible.

 

 

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