C’est une lecture que propose Le Chat Foin lundi 4 novembre à la chapelle Saint-Louis à Rouen. Lors de cette première Esquisse de la saison, la compagnie de Yann Dacosta propose les fruits d’un premier travail sur L’Affaire de la rue de Lourcine qui sera créée dans un an en Nouvelle Calédonie.

 

lourcine chat foinDeux périodes marquent jusqu’à présent le travail de Yann Dacosta : le XIXe siècle et les années 1970. « Ce sont deux périodes de révolution. Le XIXe siècle avec la révolution industrielle, les grandes inventions et la confrontation entre les mentalités conservatrices et progressistes. Lors des années soixante-dix, il y a l’expression d’une révolution et l’impression d’une impossible révolution. Les personnes sont donc en conflit avec elles-mêmes et avec le monde ».

Le metteur en scène rouennais du Chat Foin a donc fait des allers et retours avec des auteurs différents comme Lewis Carroll, Copi, Puig, Offenbach… Après Fassbinder, il a choisi Labiche, plus précisément, L’Affaire de la rue de Lourcine. Quel lien ? La peur répond Yann Dacosta. « Fassbinder aborde le thème de la peur et la façon dont elle est utilisée par la société. Quant à Labiche, il met la mécanique du vaudeville au profit d’une mécanique de la peur. On se retrouve dans un théâtre de l’absurde, proche de Beckett et de Kafka. C’est d’une étrangeté très noire, très féroce mais tout doit rester drôle ».

Ce texte d’Eugène Labiche revient sur un crime. Celui d’une jeune charbonnière retrouvée mutilée rue de Lourcine qui est relaté dans le journal. Sur place, les meurtriers ont laissé un parapluie vert et un mouchoir brodé d’un JM. Ce même jour, deux hommes se réveillent avec la gueule de bois dans le même lit sans se souvenir de ce qu’ils ont pu faire la veille au soir et la nuit. L’un se souvient seulement qu’il avait perdu son parapluie et l’autre, son mouchoir…

 

  • Lundi 4 novembre à 19h30 à la chapelle Saint-Louis à Rouen. Tarif : 6 €, gratuit pour les abonnés. Réservation au 02 35 98 45 05 ou sur www.chapellesaintlouis.com

 

La distribution

Jean-Pascal Abribat, Pierre Delmotte, Hélène Francisci, Benjamin Guillard et Guillaume Marquet

 

Les Esquisses

Chaque saison, Catherine Dété, directrice de la chapelle Saint-Louis, propose plusieurs Esquisses. Des soirées durant lesquelles les compagnies proposent une étape de travail de leur prochain spectacle. Le public est ainsi invité dans le parcours de création.

Prochains rendez-vous :

  • Lundi 2 décembre : L’Invention de moi #1 – chroniques de mur de Barrez par la compagnie Abaquq
  • Lundi 3 février : L’Effet chrysalide ou la faune des cadavres en décomposition par la compagnie La Loupiote ; Il faut parfois se servir d’un poignard pour se frayer un chemin par la compagnie M42
  • Lundi 5 mai : LMDLP (La Mort de la Pythie) par Madame Oldies compagnie ; Aussi loin (journal d’un itinérant) par la compagnie La Clé, s’il vous plaît
  • Lundi 2 juin : La Mouette par le collectif La Sixième Heure ; Jean par la compagnie Notre Village