Avec Tuileries qui réunit sculptures et installations, Lou Parisot, diplômée de l’école des Beaux-Arts de Caen, présente sa toute première exposition en solo. C’est jusqu’au 17 novembre à L’Académie à Maromme.

Les objets, Lou Parisot les récupère. Surtout ceux dont on veut se débarrasser. Elle collecte ainsi les plus baroques pour leur redonner une nouvelle vie ou une autre utilité. Elle les assemble, les transforme, joue avec leur forme et leurs couleurs. Le travail de Lou Parisot qui ne manque pas d’humour est à découvrir jusqu’au 17 novembre à L’Académie à Maromme lors de Tuileries, sa toute première exposition en solo.

L’artiste a investi toute l’ancienne Maison Pélissier. « Je me suis demandée ce qu’était cet endroit. Je me suis interrogée sur le lien avec le maréchal Pélissier, avec la poudre à canon. J’ai commencé par retrouver cette époque à travers les fleurs de lys que l’on voit sur le sol et la cheminée ». Dans une première pièce, Lou Parisot a créé un Jardin à la française en couvrant toutes les fleurs de lys avec des cloches en plastique, « un élément pauvre, industriel, produit en série qui contraste avec le symbole de la royauté, de la noblesse et de la pureté ». Elle y ajoute un autoportrait, Wanted. Lou Parisot se met en scène comme a pu le faire le maréchal Pélissier. Tel un personnage victorieux, elle est assise, vêtue d’une robe de reine, et tient dans ses bras un pangolin, un animal en voie de disparition.

Avec Les Divines, Lou Parisot imagine un jardin de fontaines. Sur un sol, semblable à un miroir d’eau, elle a installé cinq sculptures baroques, faites de réservoir de toilettes, de baignoire pour enfants, de bac à sable, de perles, de vases, de morceaux de polystyrène… Que sont devenues les fontaines, au départ source d’eau potable ? « Elles étaient utiles. Elles ont été des points de rencontre, des objets de décoration. Aujourd’hui, elles passent presque inaperçues. Une fontaine, c’est aussi comme un cycle répétitif. Il y a une idée d’une chose qui s’anime à l’infini ». Très visuelles, ces divines créent divers sons qui envahissent l’espace.

Lou Parisot a commencé une série de sculptures et d’installations à partir d’équipements d’appartement. Comme le Sport Télé. « Un vélo d’appartement est un objet hybride, un vélo qui a perdu sa fonction première puisque l’on ne peut plus se déplacer en plein air. Je l’ai placé sur une robe de grand-mère et face à un radiateur ». Lou Parisot convertit un banc de massage en lit superposé, certes peu confortable, et une plaque de polystyrène, en palette de maquillage géante et un rameur, en un robot mystérieux. Et tout devient ainsi chimère.

Infos pratiques

  • Jusqu’au 17 novembre, du vendredi au dimanche, de 14 heures à 19 heures, à L’Académie à Maromme. Entrée libre.
  • Visite guidée de l’exposition samedi 21 septembre à 15 heures. Gratuit
  • Découverte de l’histoire du Shed à Notre-Dame-de-Bondeville dimanche 22 septembre de 14 heures à 18 heures. Gratuit.