Frédéric Roels met en scène Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, un opéra fantastique en 5 actes de la fin du XIXe siècle. C’est la nouvelle production de l’Opéra de Rouen/Haute-Normandie qui est présentée du 3 au 11 octobre.

 

scenoHoffmann3Le choix de l’œuvre. Les Contes d’Hoffmann font partie des tubes lyriques. Frédéric Roels s’est penché sur cette pièce pour « son côté fantastique, quelque chose qui reste éternel ». Hoffmann, un poète qui a réellement existé, reçoit un billet de Stella, une cantatrice dont il est amoureux, pour un rendez-vous galant. Il se laisse aller son imagination, entre rêves et souvenirs. Des rêves qui seront brisés à chaque fois. « La solution, c’est la poésie, toujours salvatrice. Nicklausse se révèle être la muse, celle qui ne peut le décevoir en amour », explique le directeur de l’Opéra de Rouen/Haute-Normandie.

Dans ces Contes, Hoffmann, auteur, narrateur et héros, évoque trois passions avec trois femmes qui pourraient en être qu’une seule, figure de l’amour idéal. Il y a Olympia pour qui il a un coup de foudre. C’est l’amour fulgurant. Arrive ensuite Giullietta, la courtisane. C’est l’amour physique. La troisième est Antonia qui chante pour Hoffmann, malgré l’interdiction de son père. C’est l’amour tendre.

 

Le choix d’une version. Les Contes d’Hoffmann reste une œuvre inachevée. Offenbach (1819-1880) meurt avant la fin de l’écriture. Il existe ainsi différentes versions de cet opéra. Frédéric Roels a opté l’édition de 1907. « Offenbach avait écrit beaucoup de matière, des sortes d’esquisses. Celle-ci reste l’édition de référence. Elle a prouvé son efficacité. J’ai juste fait le choix de supprimer les récitatifs chantés pour les remplacer par les textes parlés originaux. Ce genre particulier est typique de la fin du XIXe siècle. C’est le texte qui fait avancer l’action ».

 

Le choix d’une époque. Avec le fantastique, la réalité se déforme. Entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, la société se transforme. « On assiste à des découvertes scientifiques et technologiques ». Dans la pièce, on aborde l’optique et la fabrique des automates avec Olympia. Avec Giulietta, il est question de reflet, de miroir. Quant à Antonia, elle est face au docteur Miracle et à ses diverses potions. « La science a des dimensions fantastiques ».

 

Le choix des artistes. Pour diriger l’orchestre de l’Opéra de Rouen/Haute-Normandie, Fréderic Roels a fait appel à Jonas Alber. « C’est une belle rencontre qui date de deux ans. C’est un chef qui a une grande qualité de clarté, d’articulation. Dans ce type d’œuvre, il faut une précision rythmique. C’est très important pour la faire ressortir dans les moindres détails ». Sur scène, Fabienne Conrad qui interprétait Violetta dans La Traviata joue les trois rôles féminins. « Musicalement, c’est compliqué parce qu’il y a une grande étendue dans la voix. Dramatiquement, c’est important et plus cohérent. Le méchant change de nom dans les histoires mais est aussi interprété par le même chanteur. Tout comme le valet. C’est une volonté d’Offenbach. Il différencie les personnages par l’écriture musicale ».

 

La distribution

  • Florian Laconi (Hoffmann), Fabienne Conrad (Olympia, Antonia, Giulietta, Stella), Laurent Alvaro (le conseiller Lindorf, Coppélius, docteur Miracle, capitaine Dapertutto, Marcel Vanaud (Luther, Crespel), Inès Berlet (Nicklausse, la muse), Carlos Natale (Andrès, Cochenile, Frantz, Pitichinaccio, Olivier Coiffet (Nathanaël), Ronan Airault (Hermann), Jean-Philippe Corre (Spalanzani), Majdouline Zerari (une voix, mère d’Antonia), Benjamin Mayenobe (Schlémil, amant de Giulietta)
  • Frédéric Roels (mise en scène), Jonas Alber (direction musicale)
  • Chœur et orchestre de l’Opéra de Rouen/Haute-Normandie

 

Les dates

  • Vendredi 3 octobre à 20 heures, dimanche 5 octobre à 16 heures, mardi 7, jeudi 9, samedi 11 octobre à 20 heures au Théâtre des Arts à Rouen. Tarifs : de 68 à 10 €. Réservation au 02 35 98 74 78 ou sur www.operaderouen.fr
  • Introduction à l’œuvre une heure avant la représentation