Juste avant d’écrire un nouvel album, Marie Quinquenel, plus connue sous le nom de La Gammine, sera mardi 12 novembre au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen avec le festival Chants d’Elles.

La Gammine. Avec 2 M. Marie Quinquenel assume cette coquetterie orthographique. « J’ai toujours eu des difficultés avec les doubles consonnes ». Cette Gammine, c’est bien évidemment elle avec ce regard « un peu naïf du fait de mon âge. C’est un truc que j’essaie néanmoins de garder. Cela ne m’empêche pas d’aborder tous les sujets, même les plus délicats, de façon sérieuse » avec tout de même une pointe d’espièglerie. La Gammine livre ses sentiments sur l’amour, la vie. « Je parviens maintenant à mettre un peu plus détachement sur ce que je peux ressentir de la société. Sans aller jusqu’au militantisme. Je m’imprègne de ce que les gens vivent ».

Pour La Gammine, la musique, c’est comme un défi. « Quand je croise des personnes, beaucoup me demandent ce que je fais à côté. Je leur réponds : non, je ne fais que ça. Je veux leur faire comprendre que c’est un vrai métier. À un moment de ma vie, écrire et jouer de la musique sont des choses que je ne me voyais pas faire. C’est une revanche sur le passé parce que des gens ne croyaient pas en moi ».

Un 2e EP ou un album

Pourtant, la musique a toujours accompagné Marie Quinquenel. « Je joue de la guitare et j’écris depuis mon enfance ». Elle a suivi des cours au conservatoire de Rouen, évolué dans le milieu classique. Elle est devenue éducatrice spécialisée. La musique est toujours là et la jeune femme commence à vaincre sa timidité — un deuxième défi — en se lançant dans le théâtre d’improvisation et en interprétant des reprises. « J’ai eu un premier déclic quand j’ai chanté devant des personnes que je ne connaissais pas. J’ai vraiment aimé. Jusqu’alors, personne ne m’avait dit que j’avais du talent ». 

Autre défi : Marie Quinquenel part à Berlin toute seule. « J’avais besoin de m’épanouir ». Elle revient en France cinq mois plus tard après avoir composé quelques chansons en anglais. Elle se pose non pas à Rouen, mais à Lyon où elle renoue avec la chanson française et où naît La Gammine. La musique prend alors toute la place. « J’ai décidé de ne faire que ça. Pour écrire, il faut du temps. C’est assez grisant de travailler sans filet ».

La Gammine sort un premier EP, Sous Les Boucles, en mars 2018, est accompagnée par le Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen où elle chante en première partie du concert de Clarika mardi 12 novembre dans le cadre du festival Chants d’Elles. La suite ? Rien n’est encore bien défini. La Gammine se penche sur l’écriture de nouvelles chansons pour un deuxième EP ou un album. Pour cela, elle souhaite se « donner du temps, échanger, s’entourer. Il faut que tout mûrisse maintenant ».

Infos pratiques

  • Mardi 12 novembre à 20h30 au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen. Concert avec Clarika Tarifs : de 25 à 15 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 35 73 95 15 ou sur www.trianontransatlantique.com
  • Samedi 23 novembre à 15 heures et 16 heures au musée des Traditions et arts normands à Martainville. Tarifs : 7 €, 4 €. Réservation sur www.festivalchantsdelles.org

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