L’ensemble I Giardini a puisé dans différentes histoires bien connues pour écrire son conte de fées musical. Il était une fois est interprété vendredi 12 août à Fécamp lors des Musicales de Normandie.

 

quatuorigiardiniiletaitunefoisI Giardini aime raconter des histoires. « Pour un musicien, c’est une expérience intéressante parce que le rythme du concert est cassé et que l’on se retrouve dans la peau d’un personnage. C’est une autre énergie pendant une heure et demie », confie David Violi, pianoforte. C’est aussi une toute autre histoire que raconte I Giardini. Il y a deux ans, pour célébrer le centenaire de la Première Guerre mondiale, l’ensemble partait avec les musiques des compositeurs qui ont vécu le conflit Au Pays où se fait la guerre. L’atmosphère sera donc plus légère vendredi 12 août en l’église Saint-Étienne à Fécamp lors des Musicales de Normandie. Il était une fois est un patchwork d’opéras autour des contes de fées de l’époque romantique. On retrouve La Belle au bois dormant, Cendrillon, Barbe Bleue, Le Petit Poucet

 

I Giardini a imaginé une histoire universelle en puisant dans les ressorts narratifs des célèbres contes de Perrault et des frères Grimm. Il y a bien évidemment une princesse. La jeune femme, jolie et amoureuse, traverse seule une période d’incertitude. Après la mélancolie viendront les réjouissances, l’émerveillement grâce à un événement magique. Dans Il était une fois, l’amour triomphera encore. Quelques personnages loufoques traversent néanmoins ce récit. « Pour cela, nous avons adapté certains textes. Dans La Fille du tambour d’Offenbach, il y a une femme qui a une migraine et ses vapeurs. En, elle a une gueule de bois. Nous avons aussi ajouté une autre femme qui donne les secrets d’un bon conte et de l’amour », indique David Violi.

 

L’originalité de ce spectacle vient de la construction musicale. Avec Alexandre Dratwicki, initiateur du projet et directeur scientifique du Palazzetto Bru-Zane, centre de musique romantique française, I Giardini a recherché des œuvres méconnues. « 90 % du répertoire est inédit », remarque le musicien. Les partitions d’Offenbach, de Massenet, de Chausson se mêlent à celles de Viardot, de Silver, d’Isouard, de Toulmouche. Les trois parties de Il était une fois sont introduites par des pièces instrumentales qui installent l’ambiance de chaque chapitre de l’histoire. Autre originalité : seules deux voix, Magali Arnault Stanczak, soprano, et Caroline Meng, mezzo-soprano, interprètent tous les personnages. « La soprano est la princesse insouciante. Quant à la mezzo-soprano, comme à l’époque, elle a les rôles masculins, de la marâtre, de la vilaine sœur… »

 

 

 

 

  • Vendredi 12 août à 20h30 en l’église Saint-Étienne à Fécamp. Tarifs : 15 €, 12 €. Réservation au 09 53 23 27 58 ou sur www.musicales-normandie.com