Michel Bussi sort un 9e roman intitulé Maman a tort. Un nouveau tour de force pour cet auteur rouennais qui est devenu aujourd’hui le 5e auteur français le plus lu en 2014 sur les talons des Musso et Lévy.

 

photo Philippe Matsas

photo Philippe Matsas

Michel a raison. Ce n’est pas son éditeur – Les Presses de la cité – qui va le contredire puisque le cours du Bussi est toujours à la hausse avec des ventes impressionnantes. Paru en 2012, Un Avion sans elle va atteindre 600 000 exemplaires. Un an plus tard, Ne lâche pas ma main tape les 200 000…

 

Pour autant, Michel Bussi n’a pas pris la grosse tête et s’ingénie à parler de la Normandie dans ses intrigues, comme si de rien n’était. Car, oui, au fait, Michel Bussi, c’est du polar ! Et même en Normandie, il s’en passe de drôles… Et l’auteur à succès s’est d’ailleurs fait une spécialité du suspense et des fausses pistes. « Les gens qui me suivent aiment être surpris », explique-t-il, « et je suis condamné à les surprendre. Mais c’est très agréable. » Le récit est haletant et la fin d’un chapitre ne marque jamais une pause pour le pauvre lecteur qui se jure d’arrêter au chapitre suivant.

 

Pas de héros récurrent chez Bussi. Table rase à chaque fois. Autres lieux, autre ambiance… Maman a tort ne déroge pas à la règle. Si Un Avion sans elle rappelait la chanson de CharlElie Couture, Maman a tort nous amènerait plutôt vers Mylène Farmer mais la relation s’arrête là.

 

Maman a tortMaman a tort, c’est l’histoire de Malone, un enfant de 3 ans et demi, qui raconte à qui veut l’entendre que sa mère n’est pas sa mère et que son père n’est pas son père. Et même que sa peluche lui parle… Heureusement, un psychologue scolaire et une commandante de police vont se pencher sur son cas. Et parallèlement, un « casse » va avoir lieu à Deauville. Evidemment, tout cela risque d’être lié… Mais pas très simplement. Au centre du roman, la mémoire, celle de Malone, qui s’efface au fur et à mesure vu le jeune âge du garçon. C’est donc à une course contre la montre à laquelle le lecteur est convié mais l’auteur s’est amusé cette fois à glisser dans l’univers magique de l’enfance. L’environnement rude d’une enquête de police prend tout-à-coup une autre dimension.

 

Cette fois, ce sont les Havrais qui sont à l’honneur. « Mon histoire aurait pu se dérouler ailleurs mais il y a dans cette histoire un caractère social qui m’a intéressé et me permet de parler du quartier des Neiges du Havre et d’autres lieux de la ville qui développent, je trouve, des images très fortes. » La Normandie, toujours. Michel a raison.

 

H.D.

 

  • Maman a tort, Les Presses de la cité dans les librairies dès le 7 mai.
  • Michel Bussi sera en dédicace à La Galerne au Havre mercredi 3 juin 2015 à 18 heures.