C’est un sujet bien connu : la cathédrale. Cependant, cette exposition, Cathédrale – 1789-1914, un mythe moderne, visible jusqu’au 31 août au musée des Beaux-Arts de Rouen aborde une nouvelle thématique : un regain d’intérêt pour le style gothique.

 

Auguste Morisot, Lumière, vers 1910 Triptyque - Tableau du centre Donation Muguette et Paul Dini, Musée Paul-Dini, Villefranche-sur-Saône, France © Didier Michalet

Auguste Morisot, Lumière, vers 1910
Triptyque – Tableau du centre
Donation Muguette et Paul Dini, Musée Paul-Dini, Villefranche-sur-Saône, France © Didier Michalet

Les cathédrales gothiques, décriées pendant de nombreuses années, redeviennent un sujet privilégié à la fin du XIXe siècle. « Le gothique, c’est la recherche de la lumière et de la grande hauteur », remarque Sylvain Amic, directeur des musées de Rouen. Ces édifices qui sont hors de toute proportion humaine fascinent, bouleversent et transcendent.

 

Les impressionnistes s’emparent de ce sujet, sont captivés par ces lieux où s’incarne la lumière. « Les cathédrales la captent parce qu’elles sont un immense écran ». Dans sa série sur les Cathédrales de Rouen, Claude Monet observe comment cette lumière transfigure la façade, la dessine, la rehausse ou l’écrase. Comment elle vient se répercuter sur les pierres et révéler la matière.

 

Chez les symbolistes, l’attrait est ailleurs. La cathédrale devient un symbole de mystère et de transcendance. Le sujet reste le vitrail. Il y a avec eux un retour à la spiritualité. « La lumière traverse les vitraux et éclairent les humains ».

 

Il y a ainsi une succession de visions de la matérialité à la spiritualité de la lumière.