Rêver sa vie avec les séries télévisées

par | 11 mars 2020 | Théâtre

Deux points de départ à ce Projet Newman : la série des Feux de l’amour et l’ouvrage du philosophe Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme. La Compagnie du Double raconte comment la télévision a envahi nos vies. C’est jeudi 12 mars au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux.

Les Feux de l’amour, vous connaissez ? Impossible de n’avoir jamais entendu le titre de cette série diffusée en tout début d’après-midi à la télévision. Il faut dire que ce soap opera fleuve enchaine les saisons depuis plus de 45 ans. Amine Adjina et Émilie Prévosteau ne sont pas vraiment de grands fans. Quand ils étaient enfants, l’un a pu le regarder chez ses parents et l’autre, chez sa nourrice.

« Je connais par cœur cette mythologie. Pour écrire le spectacle, je me suis replongée dedans et je n’avais pas trop perdu le fil. Énormément de personnages sont encore là et les intrigues sont les mêmes », confie la comédienne et metteuse en scène. Tous les deux se sont interrogés sur la longévité de la série, regardée par plusieurs générations. « Qu’est-ce qui accroche ? Nous avons regardé des micro-trottoirs et vu que des grands-parents et des adolescents suivaient autant la série. Même s’ils l’estiment peu. Pour ces seconds, c’est pour rire mais ils regardent quand même ».

La télévision dans la famille

Des Feux de l’amour, Amine Adjina et Émilie Prévosteau ont retenu le personnage de Victor Newman, un industriel multimilliardaire, autoritaire, égoïste, viril et grand séducteur. Un charme qui n’a pas laissé indifférente une mère de quatre enfants. Sans emploi, elle va quitter son foyer pour retrouver Victor dont elle est amoureuse. C’est le début de l’histoire du Projet Newman, présenté jeudi 12 mars au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux.

La télévision a bouleversé les rapports dans les familles. « Nous ne sommes plus autour de la table pour se parler mais pour regarder la télé. Il n’y a plus d’interaction. Nous sommes face à nos écrans et nous avons des amis portatifs. Ce bouleversement est du ressort théâtral ». Une pièce faite d’allers et retours entre la troupe et l’auteur, Amine Adjina, de mélange de drames, de monologues, de récits, d’interviews, d’espoir et d’amour, de fiction et de performance. « C’est une pièce hybride dans laquelle nous questionnons tous les codes du théâtre et utilisons le travestissement afin de trouver la justesse et la sincérité pour chaque comédien. Il y a une forme par scène ». Comme la mère est partie, chacun pourra la convoquer selon son manque.

Infos pratiques

  • Jeudi 12 mars à 20 heures au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux.
  • Tarifs : de 18 à 6 €.
  • Réservation au 02 35 97 25 41 ou sur www.lrv-saintvaleryencaux.com

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