Elle a été la révélation artistique lyrique lors des dernières Victoires de la musique classique. Sabine Devieilhe, soprano colorature, chante lundi 26 août à la salle Sainte-Croix-des-Pelletiers à Rouen lors des Musicales de Normandie. Accompagnée par Mathieu Pordoy, pianiste, elle a choisi un programme de musique française, allant de Gounod à Meyerbeer.

 

Sabine DEVIEILHE 1a_Jensupaph - copie« Je suis comblée. Jamais, je n’aurais pensé parvenir à ce niveau ». Sabine Devieilhe a tracé son chemin musical à partir du conservatoire de Caen. Elle charme avec cette voix agile et délicate de soprano colorature. Sacrée révélation artistique lyrique aux Victoires de la musique classique en février dernier, elle ne cesse d’élargir son répertoire et conquérir les plus grandes salles.

Elle a été Serpetta dans La Finta Giardiniera, de Reine de la nuit dans La Flûte enchantée. « Je suis en osmose avec Mozart ». Sabine Devieilhe a interprété des œuvres d’Offenbach avec Les Musiciens du Louvre, dirigés par Marc Minkowski. Elle a donné un programme de pièces de Bach avec les ensembles Pygmalion de Raphaël Pichon et Le Concert spirituel de Hervé Niquet.

Elle prépare en ce moment Dialogues des Carmélites de Poulenc, programmé à l’Opéra de Lyon, reprend le costume de la Reine de la nuit à l’Opéra de Paris. « J’adore l’opéra qui est ce pourquoi j’ai voulu me tourner vers une carrière de chanteuse. Quand j’étais jeune chanteuse dans le chœur de l’Opéra de Rennes, j’aimais les décors, les costumes, la mise en scène, ce travail en troupe. La partie théâtrale nourrit un personnage et un chant parce que le chant est inséparable de l’affect qui véhicule une intrigue amoureuse ».

Pour l’artiste lyrique, également musicienne, tout cela est le fruit d’une « suite d’heureux événements », d’une « série de belles rencontres ». Le violoncelle occupait une grande partie de son temps. Mais le chant était bien présent. « En fait, petite, je chantais toute la journée. Je pensais en chantant ». Penser à devenir chanteuse est venu « assez tard. Le violoncelle était toujours là. Pour moi, c’était un métier difficile à concevoir. Mes professeurs m’ont alors beaucoup encadrée. Pour exercer ce métier, il faut être entouré ». Parce que la voix est un instrument fragile. « Il faut aller de plus en plus loin tout en étant prudent. Il est nécessaire de se ménager, de faire les bons choix aux bons moments. Il faut aussi savoir dire non ». Aujourd’hui encore, Sabine Devieilhe apprend à connaître son instrument qui évolue toujours. Et le violoncelle ? « Il dort un peu chez moi. Quand j’ai une bronchite, je le retrouve ».

 

Le concert des Musicales de Normandie

A Rouen, pour le concert des Musicales de Normandie, Sabine Devieilhe, accompagnée par la pianiste Mathieu Pordoy, interprète des airs d’opéra, des pièces pleines de fraicheur. « Nous avons choisi un répertoire très adapté à ma voix, composé de poèmes, de miniatures qui aurait pu être donné dans un salon au XIXe siècle ».

Au programme :

  • Je veux vivre (Roméo et Juliette) de Gounod
  • Fêtes galantes (C) de Poulenc
  • Les Oiseaux dans la charmille (Les Contes d’Hoffman) et Couplets des baisers (Orphée aux enfers) d’Offenbach
  • Aime-moi de Viardot
  • Trois Beaux Oiseaux du paradis Nicolette de Ravel
  • Je suis encore toute étourdie (Manon) de Massenet
  • Ombre légère (Dinorah) de Meyerbeer

Infos pratiques :

  • Lundi 26 août à 20h30 à la salle Sainte-Croix-des-Pelletiers à Rouen.
  • Tarifs : 15 €, 12 €. Réservation au 09 53 23 27 58.