Son ascension est assez fulgurante. Sein, le duo parisien, multiplie les premières parties et enflamme toutes les salles. Il sera vendredi 26 avril au Kubb à Évreux et samedi 10 mai aux Concerts de l’Impossible de la scène nationale de Dieppe.

Ils sont Sein. À prononcer à la française. Pendant un moment, le duo a entretenu une certaine ambiguïté. Balthazar et Joseph racontent en effet qu’ils se sont rencontrés au lycée dans le XIe arrondissement de Paris lors d’un cours d’allemand. Et, en allemand, sein signifie être. « Je suis nul en philo », reconnaît Balthazar. « Pour nous, le nom d’un groupe n’a pas vraiment d’importance. L’essentiel est ce que tu mets dans tes textes et dans la musique », ajoute Joseph.

Balthazar et Joseph n’ont pas encore 20 ans. Le premier est guitariste, le second, pianiste. En 2015, alors que leur groupe respectif vivait leurs dernières heures, ils décident de former ce duo. Leur objectif : « devenir des stars », s’amuse Joseph. « Nous n’avions pas de projet précis. On voulait faire de la musique. Dès le premier morceau, cela a été du rap. On avait juste la volonté de faire des trucs décalés, d’entendre la musique que l’on aime. En fait, on voulait que cela soit naturel ».

« Une part de chance »

Sein marie rap et electro, fait quelques pas de côtés dans la pop pour parler de sa génération, de son quotidien, de ses questions existentielles, des soirées, des filles, des copains. Il y a de l’humour, beaucoup d’absurdité, quelques punchlines bien marquantes, et de l’énergie. Des ingrédients qui ont vite séduit sur le web. Depuis, Sein avance à pas de géant.

« Entrer dans le milieu de la musique, c’est à la fois simple et compliqué. Tout le monde peut faire de la musique. Il suffit d’avoir un ordinateur. Après, en vivre est différent. Nous avons eu la chance de pouvoir entrer dans ce milieu parce qu’il y a forcément une part de chance. Mais nous ne voulons pas être pris pour des starlettes. La reconnaissance arrive quand on dit de toi : ces deux-là sont talentueux ».

Balthazar

En un an et demi, ils ont trouvé un label, sorti un premier EP, Sein La Vie, enchaîné 50 concerts. « C’est le rêve ». Les deux garçons n’en gardent pas moins les pieds sur terre. « Nous savons qu’il faut bosser. Il a fallu un temps d’adaptation, apprendre à se cadrer. C’est juste notre premier vrai boulot. Là, nous avons passé un cap. Nous commençons à être plus naturels sur scène. Au début, nous étions stressés. Nous devions faire gaffe aux textes, à nos déplacements. Nous faisons désormais notre show ». Autre étape : la sortie d’un nouvel album à la rentrée 2019.

Infos pratiques

  • Vendredi 26 avril à 20h30 au Kubb à Évreux. Tarifs : de 12 à 4 €. Pour les étudiants :  carte Culture. Réservation au 02 32 29 63 32 ou sur www.letangram.com
  • Vendredi 10 mai à 19h30 lors des Concerts de l’Impossible sous le chapiteau des Saltimbanques de l’Impossible, parc paysager de Neuville-lès-Dieppe. Tarifs : 15 €, 12 €. Réservation au 02 35 82 04 43 ou sur www.dsn.asso.fr