photo Emma Picq

photo Emma Picq

Sophie Maurin est un caméléon. A travers les onze titres de son premier album, la jeune artiste qui vient vendredi 11 avril au Trianon transatlantique joue une schizophrène élégante, s’aventure dans des rêves complètement fous, devient une femme amoureuse qui accepte Les Petits Compromis, se rappelle des souvenirs d’enfance, s’invente un rôle d’héroïne…

 

Premiers pas et premiers prix. « J’ai mis toute ma petite vie dans cet album. Il y a de mon enfance, des sentiments forts, beaucoup d’introspection… Tout cela n’a pas été calculé. Ce sont des petites surprises que j’ai gardées lorsqu’elles me plaisaient ». Un album qui récompensé par un Coup de cœur de l’académie Charles-Cros, le Fair, l’Adami. « C’est très encourageant pour la suite. Ce la me donne des aile et confiance pour l’écriture du prochain album ». Sophie Maurin a déjà composé de nouvelles chansons qu’elle interprète sur scène. « J’ai plein d’inspiration en ce moment ».

 

 

Musique et image. De l’inspiration pour elle et pour les autres. Sophie Maurin travaille sur une reprise de La Complainte du partisan, écrite à Londres en 1943 par Emmanuel d’Astier de la Vigerie et Anna Marly. Moins connue que Le Chant des partisans, cette chanson sera intégrée à un documentaire sur la résistance. « J’aime beaucoup ce travail sur le son. J’adore travailler le son et l’image. Ce rapport est intéressant. Le couple Sergio Leone et Ennio Morricone m’a marquée. Dans Le Bon, la brute et le truand, j’adore lorsque le truand, envahi par l’idée d’être riche, entre dans le cimetière. C’est un grand moment de cinéma et de musique ».

Sophie Maurin a exploré pour la première l’image et le son au lycée.  « Je l’ai fait pour un copain qui avait tourné un moyen métrage. Cette expérience m’a lancée sur le chemin des arrangements ».

 

 

Rigueur et rêve. « Elève sérieuse mais très distraite : c’est toujours ce qui était inscrit sur mes bulletins. Je suis toujours dans la lune ». Ce qui se ressent dans les titres de ce premier album. « Je pars de la réalité pour parvenir à des choses très farfelues. Tout cela prend vie dans mon imaginaire. En fait, j’écris les chansons dont je rêve ». Dans la lune mais les pieds sur terre tout de même puisque Sophie Maurin a appris la rigueur lors de ses études d’architecture. « Quand on a enregistré l’album, les personnes qui m’entouraient me trouvaient pointilleuse, précise. Comme je suis tête en l’air, je suis obligée de faire des listes des choses que j’ai à faire. Cela palie à ma distraction. Je fais donc partie des artistes les plus sérieux ».

 

  • Vendredi 11 avril à 20h30 au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen. Tarifs : de 16 à 8 €. Réservation au 02 35 73 95 15 ou sur www.trianontransatlantique.com
  • Première partie : Qu’en pense Gertrude ?