COVID 19 : Pas de concerts. Pas de spectacles. Pas d’expositions… nous avons une belle pensée et apportons tout notre soutien à tous les acteurs et actrices du monde culturel, particulièrement affectés par cette mesure. Prenez soin de vous. Restez chez vous et toujours aussi curieux !

Soutenir les compagnies

par | 15 juillet 2014 | Théâtre

Il n’y a pas que les compagnies au festival d’Avignon. L’Odia Normandie y est présent dans le Petit Louvre, un lieu qui est ouvert à tous les professionnels du milieu culturel et qui réunit trois régions, la Haute-Normandie, la Basse-Normandie et la Picardie.

 

odia Seminaire-ODIA1L’objectif de l’Odia Normandie : favoriser les tournées des spectacles des compagnies régionales. Pour l’Office de diffusion et d’information artistique, les Normandie sont déjà réunifiées puisqu’il couvre les deux régions. Jusqu’au 27 juillet, l’Odia Normandie s’est délocalisé dans le sud de la France, au festival d’Avignon où il a installé le Petit Louvre avec la Picardie. Pour la deuxième année consécutive, il offre non seulement aux compagnies mais aussi aux programmateurs un endroit pour se rencontrer et échanger.

 

Le Petit Louvre est une vitrine de l’Odia Normandie. Le soutien à la création s’effectue toute l’année grâce à un ensemble de dispositifs qui ne sont pas seulement financiers. Dans le cadre de la Charte de diffusion interrégionale (Normandie, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Ile-de-France, Bretagne), les compagnies entrent dans un réseau leur permettant de tourner leurs spectacles. Pour les troupes, toute la difficulté se trouve là : présenter leur travail artistique en dehors de leur région. « Elles ont de plus en plus besoin de visibilité. On se positionne, on fait des choix selon des critères artistiques. On fait en sorte que ce soit le moment opportun pour elles. C’est un dispositif efficace », explique Caroline Lozé, directrice de l’Odia Normandie. Efficace et très attendu : « nous avions en moyenne une trentaine de dossiers chaque trimestre. Aujourd’hui, nous en recevons environ 80 », remarque José Sagit, président de l’Odia.

 

Akté, La BaZooKa, Projet libéral, l’ensemble Variances, les Musiciens de Saint-Julien ont bénéficié de ce dispositif qui leur donne la possibilité d’avoir auprès d’eux un parrain ou une marraine. « C’est un directeur de théâtre. Dans le choix, nous n’allons pas sur des évidences. Nous préférons faire des pas de côté. Souvent situé hors région, il fait des retours sur le travail de la compagnie. La charte permet ainsi un accompagnement global et sur mesure », indique Caroline Lozé.

 

L’Odia Normandie, c’est aussi un organisme régional, financé par les régions, départements, villes et Etat, qui coordonne des formations et prodigue divers conseils. « Nous sommes par exemple au côté des collectivités qui souhaitent rénover, réaménager ou construire une salle. Il y a un accompagnement technique », notamment au Fort de Tourneville au Havre, au Tetris et au Sonic. Il peut y avoir des échanges artistiques. « Il est intéressant d’avoir un lieu mais il faut avoir un projet artistique. C’est une mission importante. Tout cela dessine une carte régionale culturelle ».

 

  • Odia Normandie, pôle régionale des savoirs, 115, boulevard de l’Europe à Rouen et 15 bis, rue Dumont-d’Urville à Caen.

 

À lire également

libero ut risus sed in Praesent suscipit felis luctus neque. venenatis,