Tahiti 80 retrouve le Kalif vendredi 25 octobre. Le groupe rouennais y fête vingt années de présence discographique avec la sortie d’un album de reprises en version acoustique, Fear of an acoustic planet.

Puzzle, c’était il y a vingt ans. Tahiti 80 sortait à la fin de l’année 1999 un premier album lumineux avec une pop très colorée traversant plusieurs décennies. Pour marquer cet anniversaire, pas question de revenir sur Puzzle. Le groupe l’a déjà fait pour les 15 ans avec la sortie d’un bel objet. Ces vingt années de présence discographique est l’occasion pour Tahiti 80 de revisiter tout ce parcours de création. Cette fois, ce sera de manière acoustique pour douze titres réunis dans Fear of an acoustic planet.

Une première pour Tahiti 80. Fear of an acoustic planet est « une réaction à ce que l’on a fait jusqu’à présent. Nous avions envie de proposer un disque plus dépouillé avec moins d’arrangements. Une chose contre laquelle on lutte d’habitude. Nous avons composé de nombreux albums dans des processus longs. On les pensait. On les surpensait. Pour chaque album, nous passons beaucoup de temps à chercher. Pour celui-ci, nous avons voulu une relecture acoustique des morceaux dans des ambiances pas trop sérieuses. Il y a quelques sons parasites. Et nous l’avons enregistré en live, comme si nous étions en session. Cela a été un moment récréatif ».

Médéric Gontier, guitariste

Les contrastes, Tahiti 80 a toujours aimé cela. Tout d’abord dans leurs chansons, entre des textes le plus souvent sombres et des mélodies légères et ensoleillées. Le groupe s’en amuse avec le choix du titre de ce nouvel album, Fear of an acoustic planet, une référence à Fear of a black planet de Public Enemy et un regard espiègle sur une société devenue trop bruyante qui nous ferait craindre le calme et la tranquillité.

Fear of an acoustic planet revient à l’essence de douze titres, tels que Heartbeat, 1000 Times, Something about you girl, pour les plus connus, et aussi Better Days will come, Open Book… Ce nouvel écrin pop met en évidence non seulement la voix aérienne de Xavier Boyer et aussi la fausse simplicité des chansons qui en fait des tubes inoubliables.

Infos pratiques

  • Vendredi 25 octobre à 20 heures au Kalif à Rouen. Tarifs : de12 à 6 €. Réservation sur www.lekalif.com
  • Vendredi 22 novembre au Café de la danse à Paris