Telmah ouvre avec Fabrice Hyber

par | 21 septembre 2020 | Exposition, Normandie Impressionniste

La nouvelle galerie d’art contemporain, Telmah, située dans l’aître Saint-Maclou, ouvre avec une exposition de Fabrice Hyber, Inéditions. À voir jusqu’au 15 novembre dans le cadre de Normandie impressionniste.

Un nouveau lieu

L’art moderne et contemporain a trouvé sa place au cœur de l’aître Saint-Maclou à Rouen et va dialoguer avec un lieu patrimonial, fraichement rénové. Projet en gestation depuis trois ans, la nouvelle galerie est désormais ouverte à toutes les esthétiques et tous les médiums, peintures, dessins, sculptures… 

Au programme de Telmah, portée par Marie-Andrée Malleville et Alexandre Mare : quatre rendez-vous chaque année avec une alternance « d’artistes confirmés internationalement, des émergents que nous avons envie de soutenir et une exposition de groupe » qui se tiendront dans cette grande salle blanche du rez-de-chaussée. L’étage, avec ces quatre cellules, accueillera des œuvres en permanence. « La présence des colombages ne va pas simplifier les installations mais va nous permettre d’inventer ».

Une première exposition

C’est Fabrice Hyber, une des figures majeures de l’art contemporain, qui inaugure Telmah. Depuis une trentaine d’années, cet artiste français, originaire de Vendée, développe une œuvre plurielle qui s’enrichit de diverses sciences telles que la physique, l’astrologie, la génétique… Il la décline sous diverses formes telles que le dessin, la sculpture, la peinture, l’installation… Tout se construit un peu comme une mutation. De Fabrice Hyber, on connaît la fabrication du plus gros savon du monde et la transformation du musée d’art moderne de Paris en un vaste supermarché.

Jusqu’au 15 novembre, chez Telmah, Fabrice Hyber réunit pour la première fois 11 versions, sur les 12 créées, de l’Homme de Bessines, une commande de la ville à la fin des années 1980. Ce sont des bonshommes verts de 80 centimètres de haut, transformés en fontaine. Les voilà tous alignés au milieu de 50 dessins — certains ont été réalisés sur place — accrochés « comme un atlas ». Ce sont des sentiments du moment. Un virus se promène dans quelques-uns et approche du soleil, comme s’il allait brûler sa couronne. « Notre génome est fabriqué à 40 % de virus qui nous aident à évoluer. Or ces phases de mutation font peur ».

Infos pratiques

  • Jusqu’au 15 novembre, du mardi au samedi de 14h à 19h et le reste du temps sur rendez-vous à la galerie Telmah,
    aître Saint-Maclou à Rouen
  • Entrée libre

À lire également

porta. Phasellus dictum suscipit odio eleifend Sed libero. ut venenatis quis,