C’est une première en France puisque le texte n’avait jamais été traduit. Le Théâtre du Prisme porte à la scène Constellations de Nick Payne, une histoire d’amour dans laquelle vient s’immiscer la science. C’est vendredi 16 octobre au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux.

 

constellationsArnaud Ankaert a pris l’habitude d’aller puiser dans le répertoire anglo-saxon. « Les textes sont faciles, directs. La forme est originale. Le langage est efficace. Les Anglais sont très forts pour passer du drame à l’humour. Jamais, le thème va s’alourdir. Je ne trouve pas cela dans les textes français qui ont un côté trop littéraire. Quand c’est trop écrit, ce n’est pas du théâtre et on s’éloigne de la vie, du rêve ».

 

Arnaud Ankaert a mis en scène pour sa compagnie le Théâtre du Prisme des pièces d’Enda Walsh, Dennis Kelly… Cette fois, il a choisi Constellations de Nick Payne qui est jouée vendredi 16 octobre au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux. « C’est un texte génial parce que l’auteur croise un thème actuel – a-t-on le droit de choisir sa mort ? – et une histoire d’amour ». Dans Constellations, Roland, apiculteur, rencontre Marianne, physicienne, à un barbecue. Ils vont entretenir une relation, puis se séparer. Ils vont confronter leurs choix face à l’adversité parce que Marianne a une tumeur au cerveau. Pour ce récit presque banal, Nick Payne a imaginé un développement original. Il réécrit la même scène avec des variations. La situation prend alors une autre tournure. « Il faut être attentif à chaque changement et cela fait fonctionner l’imaginaire du spectateur ». Nick Payne devient un scientifique qui émet des hypothèses et montre ainsi que l’univers n’a rien de linéaire.

 

Dans son travail de mise en scène, Arnaud Ankaert s’est attaché à la relation entre les deux personnages. « C’est très théâtral. Les séquences sont parfois semblables et diffèrent légèrement. J’ai opté pour un traitement cinématographique. Il y a certes une histoire mais aussi une histoire en creux ». Les deux comédiens, Noémie Gantier et Maxence Vandevelde, évoluent dans une boîte en bois brut, symbole de leur univers intérieur.

 

 

  • Vendredi 16 octobre à 20h30 au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux. Tarifs : de 18 à 6 €. Réservation au 02 35 97 25 41 ou sur www.lerv-saintvaleryencaux.com