photo Cyril Bruneau

photo Cyril Bruneau

Camille Chamoux est « Née sous Giscard ». Elle raconte cette génération, en dresse le portrait. Dans ce spectacle qu’elle présente jeudi 12 février au théâtre Charles-Dullin à Grand-Quevilly, elle revient sur des souvenirs (Patrick Bruel, BHL, Kouchner…), sur ces quarantenaires et leurs travers. Après Camille Attaque et le film Les Gazelles, Camille Chamoux n’a pas perdu de sa perspicacité et de son humour corrosif.

 

 

 

 

Qu’est-ce qui caractérise encore les « années Giscard » aujourd’hui ?

Je ne suis pas historienne, donc mon point de vue est très personnel et mon spectacle n’est pas du tout sur « les années Giscard », mais à l’époque il est sorti de la scène politique et nationale avec assez mauvaise presse ! Et en plein début de crise ! Aujourd’hui on se rend compte que le mandat de Giscard c’était la dernière époque un peu stable, insouciante, et qu’il y a eu de nombreux progrès considérables notamment sur la condition de la femme à cette période, mais il faut toujours un temps long pour digérer les informations…

 

Valery Giscard d’Estaing est l’ex-président qui coûte le plus cher à l’Etat français. Que vous inspire cette information ?

Rien de particulier. Il bénéficie des institutions mises en place (secrétariat et chauffeur a vie) et c’est normal qu’il en profite !  Il En profite longtemps parce qu’il a une sacrée longévité ! Ce sont les « privilèges à vie » qu’il faut revoir. Rien ne devrait être « à vie » dans les institutions républicaines.

 

Y a-t-il une forme de nostalgie chez vous ?

L’idée du spectacle est de liquider les notions de malédiction liées à l’appartenance à une époque moyenne, à une génération médiocre… Et de tordre le cou à toute nostalgie aussi. Avant et après, c’était pas forcément mieux, le tout est de se mettre à rêver et construire l’avenir. Et ne jamais se réfugier dans la facilité du « c’était mieux avant »

Qu’est-ce qui a aiguisé votre regard ?

C’est mon parcours, les rencontres, mon éducation familiale et scolaire qui ont aiguisé mon regard. Et par ailleurs, les enfants sont de grands observateurs. A toutes les époques. Il faut juste se souvenir de nos observations brillantes de l’enfance !

Faut-il être ancré dans la réalité pour faire rire ? 

Il n’y a pas de recettes. Mais moi j’aime l’humour de mimétisme, de reconnaissance, donc un humour qui s’inspire très fort de la réalité et des situations vécues.

 

 

  • Jeudi 12 février à 20 heures au théâtre Charles-Dullin à Grand-Quevilly. Tarifs : de 19 à 11 €. Réservation au 02 35 68 48 91 ou sur www.dullin-voltaire.com