En moins d’une heure et demie, le Théâtre du Mantois raconte les aventures légendaires des dieux et des héros de la Guerre de Troie. Un véritable défi qui commence par la naissance de belle Hélène. C’est à voir mercredi 14 novembre au Passage à Fécamp.

photo L. Ricouard

Eudes Labrusse connaît l’histoire par cœur. Son grand-père maternel était grec et toute son enfance a été rythmée par le récit des mythologies. Pendant des études de Lettres, il a continué à enrichir ses connaissances sur la Guerre de Troie. La raconter à ses élèves pendant les cours de latin a été un réel bonheur. Cette fois, c’est sur scène que l’auteur et metteur en scène du Théâtre du Mantois relate cette folle épopée. Pour pimenter encore un peu plus le tout, il le fait pour sept comédiens et un pianiste. Et ce en moins d’une heure et demie.

Un challenge pour la compagnie qui joue mercredi 14 novembre au Passage à Fécamp. « J’ai eu envie de tout raconter. Il y a eu beaucoup d’adaptations de L’Iliade. Or, ce texte narre seulement trois mois du siège de Troie. J’ai voulu revenir sur tout ce qui s’était passé en amont à travers les écrits d’Homère, de Sophocle, d’Euripide, de Virgile ». 

En 24 tableaux

La Guerre de Troie (en moins de deux), c’est 24 tableaux (comme le nombre de chants dans l’Iliade) pour vingt ans d’une extraordinaire aventure. Elle commence avec la naissance d’Hélène, revient sur l’épisode de la Pomme d’or, le choix de Pâris, le sacrifice d’Iphigénie, la colère d’Achille, l’arrivée du fameux cheval et aussi sur la ruse de Palamède pour piéger Ulysse, les jalousie d’Œnone, le destin de Philoctète, la folie d’Ajax. « J’aime beaucoup le personnage d’Achille. Il a ses défauts mais reste un homme entier. Il préfère vivre une vie courte mais glorieuse. Il a la volonté de faire quelque chose de son existence. Ulysse, lui, est certes le personnage le plus connu mais il est une belle saloperie. Il est égoïste. Il invente des ruses seulement pour lui et non pour le bien des autres ».

Pour raconter La Guerre de Troie (en moins de deux), Eudes Labrusse réunit sept comédiens et un pianiste autour d’une grande table et quelques objets. Il a opté pour un récit choral dans lequel les héros et les dieux ne se font pas de cadeaux. C’est vif et plein d’humour. À l’issue de la représentation, La Guerre de Troie n’aura plus de secret.

 

 

  • Mercredi 14 novembre à 20h30 au théâtre Le Passage à Fécamp. Tarif : 8 €. Réservation au 02 35 29 22 81 ou sur www.theatrelepassage.fr