Une carte postale électro de Rouen

par | 7 janvier 2021 | Vie culturelle

Voilà la ville de Rouen vue sous un angle électro. C’est le pari réussi de Paul Amans aka Unitypac qui a mixé vingt titres choisis par des Djs et Djettes rouennais dans un set de plus d’une heure. Dansez maintenant !

« Comme tous les lieux sont fermés, j’ai cherché une idée qui pouvait mettre en valeur les Djs, les labels et les collectifs rouennais dans un projet commun ». Paul Amans, connu sous le nom d’Unitypac, a alors réalisé ce qu’il sait faire : un mix. Rouennais, installé à Paris depuis trois ans, ce passionné de rap français, de free jazz, de rock psyché et de musique électro a commencé à mixer dans les soirées étudiantes quand il était en fac à Rouen. Il a ensuite gagné le concours lors de la Clair-Obscur Édition du Festival Lucien. « Tout est devenu plus sérieux quand je suis arrivé à Paris ». Unitypac appartient désormais au collectif Diskonected avec Charleeps, MZA et Cuelo et est à l’initiative de plusieurs soirées.

Pour créer Rouen contée par ses Djs, titre du mix, Paul Amans propose aux artistes rouennais de lui envoyer un titre de leur choix. « Je leur ai demandé une musique qui leur évoquait Rouen ou qui représentait la ville pour elles et pour eux ». Il enchaine alors les morceaux reçus de Yann Dulché, P-Rocket, DORIS, Pihan, Housecall, Koda, Pihan, Nima Skill, Douglas, Khepri, Laëticia Katapult… qui leur rappellent des soirées mémorables ou marquent leurs débuts ou leurs sets. « J’ai commencé avec Gare du Nord de Yann Dulché qui sample le message de la SNCF, Rouen, ici Rouen, assurez-vous de ne rien avoir oublié dans le train. Ce fut un défi pour moi parce que les morceaux sont complètement différents. Le mix raconte une petite histoire. Ça groove. Ça s’accélère. Et je termine avec Forward The Revolution de Spiral Tribe choisi par Laëticia Katapult, qui résume l’état d’esprit de la techno. Un état d’esprit qu’il faut maintenir ».

Rouen contée par ses Djs, c’est plus d’une heure de musique pour retrouver une ambiance de fête chez soi. «  Aujourd’hui, il y a un manque. La fête, c’est du lien social. Je pense à ceux qui habitent dans un appartement de 15 m2. Ce n’est pas vivable sur une longue période sans pouvoir sortir. La fête, c’est bon pour la santé mentale. Je sais que cela ne remplacera jamais le live mais il est important de continuer à faire des propositions artistiques ».

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