Yom au Hangar 23

par | 27 novembre 2013 | Concert

photo Michel Azous

photo Michel Azous

Yom bâtit des passerelles entre les mondes. Après reçu en héritage la musique klezmer, il se joue des traditions pour créer des univers nouveaux. Dans son nouvel album, The Empire of love, sorti à l’automne dernier, il mêle cette musique juive européenne avec l’electro et le rock. C’est moderne, puissant et très dansant. Le clarinettiste qui adore se grimer, se transforme en gourou auréolé de lumières roses et de paillettes et se fait le guide d’un empire de l’amour lors de cette love épopée psychédélique. Yom prêche l’amour jeudi 28 novembre au Hangar 23 à Rouen.

 

Est-ce The Empire of Love est une suite de With Love ?

Je ne sais pas si c’est une suite, comme dans la littérature. Il n’y a pas une continuité de l’histoire. C’est cependant comme une suite logique, comme une évolution de l’album. Dans With Love, j’étais dans un truc de super héros de l’amour. Dans cet album, j’ai décidé d’en faire le thème central et d’inventer un univers où tout serait amour, où tout serait cool. C’est une forme de révolte cool.

 

Etes-vous l’empereur de cet empire ?

Je dirais que, dans cet empire de l’amour, il y a une impératrice. Non, je ne suis pas l’empereur même si ma tête apparaît sur la pochette. Je vois plutôt un empire comme une zone géographique la plus large possible qui pourrait accueillir le plus de monde possible.

 

Pourquoi ce rose et ces paillettes ?

Pour plusieurs raisons. J’aime bien me mettre en scène. J’aime bien aussi apporter de l’humour pour contrebalancer un propos plus sérieux. Pour cet album, j’avais envie de créer un personnage moins basé sur la testostérone. Le rose est venu naturellement. Tout comme les paillettes. C’est un petit rappel aux années 1980. Je suis né pendant cette décennie et j’ai été bercé pendant les dix premières années de ma vie avec cette musique. Je préférais une ambiance plus éthérée, plus contemplative.

 

Et aussi plus dansante avec notamment la présence de l’electro.

L’electro n’est pas venue de nulle part. J’avais envie d’aller plus loin dans le son electro. Cet arrangement est dance. Il ne faut pas oublier que la musique Klezmer est une musique pour la fête, pour les mariages.

 

Avez-vous écouté beaucoup de musique electro ?

C’est quelque chose qui flotte dans l’air. J’écoute plus du classique et du free-jazz. L’electro est partout et j’aime bien la french touch parce que cette musique est basée sur la mélodie et l’harmonie. Il y a là un joli mélange qui enlève le côté froid, robotique de l’electro. J’ai bien sûr écouté le dernier album de Daft Punk.

 

Comment reproduisez-vous cette richesse sonore lors des concerts ?

Nous avons fait à trois, avec Emiliano Turi et Julien Perraudo, un long travail. Grâce à l’expérience, à l’inventivité et au génie de ces deux musiciens, nous sommes allés plus loin que l’album. Nous sommes trois sur scène mais on a l’impression que nous sommes huit. Nous profitons de la technologie moderne qui nous permet de trouver une certaine liberté. Le son est énorme.

 

  • Jeudi 28 novembre à 20h30 au Hangar 23 à Rouen. Tarifs : de 21 à 10 €. Réservations au 02 32 76 23 23 ou www.hangar23.fr

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