Ça « Pulse » avec les ensembles Variances et Paramirabo

Photo : DR

Dans le cadre de sa résidence, l’ensemble Variances invite l’orchestre Paramirabo, installé à Montréal. Mercredi 2 avril au Théâtre de Caen, ils proposent Pulse, un moment de méditation lors de ce concert où se croisent Steve Reich, Thierry Pécou, Missy Mazzoli et Cassandra Miller.

15 ans et 40 ans ! 

C’est un concert anniversaire. Celui de l’ensemble Variances qui fête ses 15 ans. « Ce furent des années très riches avec des projets divers, se réjouit son fondateur, Thierry Pécou. Tout est allé crescendo dès notre implantation en Normandie. Le plus fort, c’est d’avoir constitué une équipe de musiciens qui est devenue une grande famille. L’ensemble Variances est une aventure humaine. Pour un compositeur, c’est formidable ». 

Il y a un autre anniversaire. Celui aussi de Thierry Pécou qui trace un magnifique parcours artistique depuis quarante ans. Le pianiste et compositeur est un homme curieux, un grand voyageur qui s’imprègne des traditions musicales, des cultures et des chants des animaux. Ses partitions racontent le monde d’aujourd’hui, autant dans sa beauté, dans sa diversité que dans son désordre et ses tumultes.

Deux ensembles

Pour cet anniversaire, Variances invite mercredi 2 avril au Théâtre de Caen où il a passé deux années en résidence. « Nous avons mené de très beaux projets inédits mais ce concert est emblématique de ce que nous avons fait. C’est un concert au sens traditionnel et avec la patte Variances. Les musiciens circuleront entre le plateau et le public ». La formation de Thierry Pécou joue avec un ensemble « un peu cousin », Paramirabo. « L’ancrage américain a toujours été très important pour moi. J’ai vécu un peu au Canada ». 

En lien avec le gamelan

Thierry Pécou s’est inspiré du gamelan, un orchestre de percussions indonésien, pour composer Byar. Pour cette pièce, écrite pour pour deux flûtes, deux clarinettes, deux violons, deux altos, deux violoncelles, des percussions, un piano et une guitare basse électrique, « il n’y a pas d’argument particulier. Il y a cependant l’idée de Bali. Elle est constituée de moments méditatifs, très lents et majestueux et d’autres plus joyeux. Il y a aussi quelque chose de transparent, de léger, d’hypnotique et une clarté sonore qui constitue le discours musical. Elle commence par un accord très fort ». Le pianiste met en miroir Pulse, composée en 2015 par Steve Reich pour une même formation. « À ces débuts, il a aussi été influencé par la gamelan », précise Thierry Pécou. La pulsion est certes constante mais douce et offre un instant de contemplation. 

Tout comme Passacaille, une nouvelle œuvre pour guitare solo. « Je l’ai écrite quand j’ai commencé à m’intéresser au gamelan pour comprendre comment cette musique fonctionnait. C’est une étude de fond avec une succession de variations dans un cadre strict ». Également au répertoire : Still Life in Avalanche de Missy Mazzoli, compositrice et musicienne au sein de Paramirabo. C’est une œuvre rappelant le minimalisme américain et le jazz. Dans Perfect Offering, Cassandra Miller se joue de la pulsion pour créer des parenthèses d’étonnement. Les battements de cœur et les respirations intérieures se feront entendre tout au long de ce concert.

Infos pratiques

  • Mercredi 2 avril à 20 heures au Théâtre de Caen
  • Durée : 1h45
  • Tarifs : de 18 à 6 €
  • Réservation au 02 31 30 48 00 ou en ligne
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