Terreur sous et sur l’eau

Zephyr (Hassie Harrison) affronte un ennemi terrifiant / Photo : Mark Taylor Animal Holdings Pty Ltd

Il y a cinquante ans, on frissonnait en découvrant Les Dents de la mer de Steven Spielberg. Dans Dangerous Animals, qui sort dans les salles de cinéma mercredi 23 juillet, l’Australien Sean Byrne confirme qu’entre l’homme et l’animal, le plus dangereux n’est pas celui que l’on croit.

Envie d’un thriller bien ficelé ? Cinquante ans après Les Dents de la mer de Steven Spielberg qui a fait frissonné toute une génération avec un aileron baladeur et les ostinatos d’une musique oppressante, voici Dangerous Animals de l’Australien Sean Byrne. Ici, les touristes payent pour aller observer les requins, à l’abri, derrière les barreaux d’une cage bien solide. Au fil des années, le requin ne serait donc plus un danger mais une source de curiosité pour les uns et de revenus pour les autres…

Cependant, la première curiosité du film de Sean Byrne, c’est son héroïne, la belle et solide Zephyr (Hassie Harrison), une surfeuse intrépide, totalement indépendante, libre. Libre de passer la nuit dans les bras d’un beau gosse et de filer à l’anglaise à l’aube, sans un mot, comme si elle fuyait un potentiel engagement. Mais Moses (Josh Heuston) s’accroche et va chercher à la retrouver, coûte que coûte. Heureusement pour la jolie blonde !

Du mordant

Car la seconde curiosité de ce thriller, c’est son côté slasher avec un pêcheur qui arrondit ses fins de mois en emmenant des voyageurs solitaires en quête de sensations fortes auprès des requins du coin. Sauf que l’obsession de Tucker (Jai Courtney), c’est de nourrir les squales, et les touristes, triés sur le volet, sont là pour ça. Naturellement quand l’homme enlève Zephyr, on imagine déjà sa destinée. Heureusement, on peut compter sur la jeune femme pour donner du fil à retordre à son prédateur et des émotions fortes aux spectateurs. 

Si, tout en faisant leurs petits effets, les faux requins de Spielberg se montraient relativement discrets, ils sont bien présents et bien vivants ici. Mais celui qui nous fait vraiment peur, c’est ce tueur en série, cet homme cruel, capable de se donner beaucoup de mal pour organiser ses meurtres avec méthode et minutie. Un premier exemple avec deux touristes de passage et le spectateur ne supporte pas l’idée de voir Zéphyr y passer elle aussi. Pas plus que Moses lorsqu’il débarque pour lui porter secours. Cela prend du temps, les coups pleuvent, le sang coule, les requins attendent en tournant en rond…, et pendant ce temps là, nous, on retient notre souffle. 

Un film mordant, parfait pour les vacances.

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