Marine Vacth endosse le costume d’une espionne française qui a tout plaqué après s’être sentie trahie. Que le spectateur se rassure, dans Badh de Guillaume de Fontenay, dans les salles de cinéma mercredi 6 août, la belle reprend du service.
Révélée par François Ozon dans Jeune et jolie en 2013, Marine Vacth, toujours posée, un brin sauvage, a fait son chemin en tournant dans les films d’auteurs. Aujourd’hui, dans Badh, la comédienne se jette dans l’action en tenant le premier rôle d’un film d’espionnage mêlant suspense, poursuites et enjeux politiques troubles.
Pour Guillaume de Fontenay, Marine Vacth devient Badh, agente secrète française, membre de la cellule Alpha, chargée d’éliminer un puissant trafiquant d’armes en Syrie. Trahie par la DGSE, elle disparaît sans laisser de trace et refait sa vie à Essaouira au Maroc. On aurait pu s’arrêter là sauf qu’un jour, son mari est assassiné sous ses yeux. Badh va vouloir comprendre et retrouver les coupables. C’est le début d’un jeu de piste mortel qui amènera la jeune femme à régler ses comptes.
Très classique dans sa mise en scène et son scénario, Badh nous rappelle l’existence des tueurs Alpha, membres d’une cellule clandestine opérant de manière ciblée pour éliminer des ennemis du pays sur ordre du président de la République. Le tout, en dehors de tout cadre judiciaire bien sûr.
Pas étonnant qu’ils soient nombreux à courir après Badh pour la faire taire : de la directrice de la cellule (Emmanuelle Bercot, plus froide que jamais) à un tueur zélé (Niels Schneider, hermétique) en passant par des collègues, l’un bien peu motivé (Grégoire Coiln) et l’autre complètement dépassé (Lionel Abelanski). Du beau monde pour un film d’action à voir pour se rafraîchir.
- Badh de Guillaume de Fontenay (France, 1h30) avec Marine Vacth, Niels Schneider, Emmanuelle Bercot, Slimane Dazi, Grégoire Colin, Lionel Abelanski…
