Les timbres des quatre voix s’entrelacent aux rythmes des percussions. Les chanteuses et musiciennes de La Mòssa souhaitent ainsi un mouvement amenant non loin de la transe. La formation joue vendredi 15 mai, pendant le festival Jazz sous les pommiers, à Saussey
Ces quatre chanteuses ont fait connaissance au sein d’un chœur. Au bout d’une année, Emmanuelle Ader, Sara Giommetti, Aude Marchand et Lilia Ruocco ont souhaité se retrouver dans un projet musical et professionnel. « Nous avions envie de chanter de la polyphonie tout en étant accompagnées de percussions. La voix est la pierre importante de notre édifice et les percussions en sont la colonne portante. C’était évident pour nous. Ces instruments laissent toute la place aux voix », remarque Lilia Ruocco.
Quatre voix aux multiples influences qui créent avec une grande liberté des harmonies puissantes. Ensemble, les quatre interprètes ont tout d’abord pioché dans un répertoire de musiques traditionnelles du pourtour de la Méditerranée. « Nous nous sommes ensuite demandé qui nous sommes, ce que nous voulons raconter. Nous avons alors quitté les chants du monde pour nous lancer dans la création », explique Lilia Ruocco. La Mòssa écrit et compose, s’empare de sujets d’actualité et politique comme le harcèlement dans la rue, la vie des femmes afghanes, l’accueil des migrants, les bouleversements climatiques. « Il y a des phrases que nous voulions dire. Comme des cris de rage » enregistrés sur cet album Wanda Pétrichor, un nom inventé.
En concert mardi 7 octobre au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen dans le cadre du Pacific Festival, La Mòssa pense au prochain disque. « C’est un processus de recherche individuel avant de devenir une création de groupe », indique la chanteuse. Les quatre artistes veulent ainsi rester « en mouvement au niveau physique et philosophique ». Logique : c’est la traduction du mot mòssa.
Infos pratiques
- Vendredi 15 mai à 10h05 et 11h45 à Saussey
- Tarifs : de 19 à 9,50 €
